« Ils nous décrivaient tout en détails, nous racontaient que c'était comme une grande bouche, une limace, un fruit mûr, une pâtisserie, un crustacé, que ça bougeait quand on mettait du citron dessus » extrait de L'Étourdissement de Joël Egloff
Nous vivons dans un monde de brutes. Un monde qui exprime sa cruauté et son mépris pour l'âme humaine à quiconque rechercherais un peu de délicatesse.
Je ne parle pas ici de la victoire des forces edwardsienne [1], mais d'un problème beaucoup plus sournois. C'est comme les bombes, les plus terribles sont à retardement [2].
En effet, conscient que la France doit sauvegarder son patrimoine culturel gastronomique, j'ajoute régulièrement à mes plats des herbes de Provence. J'achète à cet effet un pot d'herbes de Provence équipé de deux saupoudreurs : l'un possède des petits trous, propres à disperser les petites herbes de Provences subtiles et délicates, l'autre possède des gros trous tout juste bon à répandre de grossiers morceaux de gazon indigestes. Vous aurez bien compris que je n'utilise que le premier saupoudreur.
Oui mais voilà : au début, tout va bien, entre le début et la fin, ça va toujours bien, à la fin, en revanche, ça ne va plus du tout ! En effet, le taux de gros morceaux a considérablement augmenté dans le pot au point de finalement représenter la totalité des herbes disponibles. Oui, petit à petit, l'étau s'est refermé sur moi et m'a condamné à ne consommer que des gros morceaux !
Car il est hors de question, en cette période de baisse du pouvoir d'achat, de se débarrasser d'une telle quantité de nourriture. Alors je me suis résigné à mon sort. Et je préfère ne pas penser au problème de la fin de ma paquet de thé qui va redevenir d'actualité.
Notes
[1] Je ne donne pas l'allusion, cherchez donc un peu ! Mais je vous le dit, moi, j'aurai pas trouvé. En même temps, j'arrive pas à faire les mots croisés du Canard Enchaîné, même avec la solution, alors bon, si vous trouvez pas, c'est que vous êtes vraiment nul.
[2] Un cadeau au premier qui trouve la série de bédé d'où est issue cette réplique.
Publié le 17/03/2008 à 23:19 - Lien permanent
Commentaires
1
18 mar. 2008
09:18 par Dric
Bon alors je n'ai pas trouvé de quelle BD était tirée la citation, et j'en suis fort contrarié. Pour le problème des grumeaux dans les épices, moi je n'hésite pas à touiller avec les doigts directement dans le pot. D'aucuns crieront au manque d'hygiène de cette méthode, moi je dis qu'il vaut mieux quelques microbes que trop d'épices dans un plat.
2
18 mar. 2008
15:59 par Mélie
Eh beeen... faut que tu invites plein de monde et que tu cuisines pour beaucoup, comme ça tu peux mettre plein d'herbes d'un coup et en mélangeant bien ça passe tout seul. Nan ?
(Et sinon, ce bouquin m'a traumatisée.)
3
18 mar. 2008
21:36 par Pitijibé premier
Normalement, le bon moyen de doser les épices est d'utiliser le gros orifice, mais de verser dans le creux de la main gauche. Avec votre main droite, vous pouvez prendre une pincée qualibrée minutieusement. Attention, gauchers, il faut faire exactement l'inverse.
Question : que fait-on des épices qui restent dans le creux de la main ? Soit vous les versez dans la nourriture mais ça ruine tous vos efforts, soit vous les léchez mais ce n'est pas forcément bon, soit vous les remettez dans le petit machin en verre mais bon courage.
4
26 mar. 2008
21:51 par Colette
Ben moi mon papa, il les fait les doigts dans le nez, les mots croisés du Canard....
5
26 mar. 2008
22:33 par Cousin
> Colette :
Je le savais déjà, un tel fait d'arme est connu jusqu'en Normandie.
6
27 mar. 2008
08:52 par Dric
C'est toujours rattaché à la France la Normandie ? Je croyais qu'on s'en était débarrassé en 96. Mais je confonds peut-être avec l'Indre.