La tendance à la baisse récente des prix du pétrole ne soulève pas l'enthousiasme. Tout ça parce que le prix, en étant trop bas, empêcherait la rentabilité des investissements nécessaires à certains endroits.

Bref, à terme, on aura plus de pétrole car les pétroliers n'auront pas creusé de nouveaux trous, suffisamment profonds et à temps, destinés à remplacer ceux actuellement exploités devenus alors vides comme un pluviomètre sous un parapluie.

Mais moi, je suis un éternel nostalgique. Aussi, les grands projets du futur [1], c'est pas que je m'en fiche, mais un peu quand même...

Non, dans cette affaire, ce qui me déçois, c'est qu'avec cette baisse des cours, c'est la mort des petits pétroliers artisanaux, ceux qu'on a toujours connus. Il ne survivront pas, écrasés sous les charges et les rires des marins-pécheurs.

Il sera bientôt fini ce spectacle bucolique et typique des ramasseurs de pétrole que l'on prenait plaisir à regarder en vacance à la mer, au même titre que les souffleurs de bouteilles en plastique ou encore les lécheurs de casseroles de Nestlé [2].

Ces honnêtes artisans, témoins de la vrai France, achetant au moins un camembert par semaine, vont laisser place à une bande de jeunes ingénieurs spécialisés dans le trou accompagnés de cohortes d'ouvriers creuseurs malodorants, pleins de revendications et n'ayant aucun respect pour le travail bien fait.

Mais bon, on va faire avec, parce que si on se met à boycotter le pétrole, on aura l'air fin, tiens !

Notes

[1] Comme extraire du pétrole sur Mars.

[2] Qui feront peut être l'objet d'un article ici-même.