Un petit plaisir de la vie : monter dans une rame de tramway dont le système d'information sonore est hors-service
jeudi 22 novembre 2007 à 23:01Histoire de passer le temps en attendant un commentaire sur Badablam, je lis des livres sans image, avec que du texte. Et comme en ce moment, c'est les Boréales, je lis du norvégien [1].
Pas plus tard qu'hier soir, j'étais donc plongé dans L'âge heureux de Sigrid Undset. Sauf que je n'ai pas pu dépasser la page onze (soit le troisième page du texte en lui même).
Il faut me comprendre, en ce moment, ça ne va pas très fort, et un rien me réduit à néant, complètement désemparé.
Or donc, dans ce roman, il y a un personnage nommé « Birgit » et à la fin de la page onze apparaît le nom « Bildit ». Pour éviter que le lecteur soit perdu, on a eu la judicieuse idée de mettre une note de bas de page [2] : on y apprend que « Bildit » est un diminutif de « Birgit ». Je sais pas pour vous, mais pour moi le remède est pire que le mal. J'aurai préféré que « Bildit » soit un énième personnage quitte à ce que je ne comprenne rien à l'histoire.
Le premier imbécile venu [3] verra tout de suite que le nom et son diminutif ont le même nombre de lettres et de syllabes. Je vois vraiment pas l'intérêt. Faut' vraiment que quelqu'un m'explique !
Des trucs comme ça, c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres : bientôt, on aura des diminutifs plus long que le nom à diminuer. C'est la décadence assuré !
Croyez moi, après un truc pareil, la Norvège n'est pas prête de rentrer dans l'Union Européenne.
Sigrid Undset aurait mieux fait de prendre exemple sur Mélie qui utilise pour nommer ses amis des diminutifs de plus de deux lettres uniquement les jours sans gras.











