« Bien fol qui ne s'enivre jamais » (Rabelais) - Épisode 3 sur 3

mercredi 22 août 2007 à 14:20



Clôturons enfin cette formidable aventure qui nous aura conduit jusqu'aux limites de la Touraine ! Il ne me reste plus qu'à raconter la dégustation de la deuxième bouteille et j'en aurai enfin fini ! Sachez que j'avais d'abord pensé faire ma deuxième dégustation dans un parc, la nuit, en compagnie de jeunes qui s'enivrent au rhum premier prix. Et puis finalement, il pleuvait, j'avais pas le temps, enfin bref, ça s'est pas fait. Que voulez vous, on peut pas toujours faire ce qu'on veut.

C'est donc à la Mouchardière, dans le Perche, qu'on a vidé cette bouteille de rosé afin de dire si elle était bouchonnée ou non. Avant de parler du repas, j'aimerais vous montrer quelque chose qu'il y a là-bas, à la Mouchardière.

Ya ça :

Ils sont mignons tout plein, hein !?

Sauf que, en fait, ils ont l'air gentil, mais ils sont sauvages comme tout : impossible de les approcher et si quand bien même on y arriverait, ils ne savent que griffer et mordre. Alors, les petits chatons mignons, excusez moi, mais on repassera ! En plus, comme c'est des petites feignasses, ils ne vont pas chasser les mulots dans les champs alentours mais ils bouffent les souris pleines de souricide qui agonisent à leurs cotés dans leur grange. Autrement dit, les petits chats mignons ne vont pas tarder à mourir de graves hémorragies internes, dans d'atroces souffrances.

On a tout de suite moins envie de les prendre dans les bras, non ?

Pour le vin en question, j'y viens, histoire qu'on en finisse vraiment !

Donc, cette fois ci, on a fait ça autour d'un repas réglementaire avec cinq fruits et légumes frais et l'obligation de faire un marathon après ! Au menu, nous avions entre autres un suprème d'escalope à la crème accompagné de ses papillons de blés à l'ancienne. Et pour vous dire que c'était bon, un mouche s'est noyé dans la sauce.

Pendant que j'y suis : le rosé était assorti avec les serviettes de table... C'est dire si c'était organisé...

Les vin était plus frais que la dernière fois.

Alors, le vin en question : « fruité », « un poil trop sucré » pour mon voisin de gauche, un viking authentique reconverti dans l'élevage caprin. Il l'a même trouvé tellement bon qu'il s'est resservie alors qu'un Touraine rouge l'attend dans la cuisine à dix mètres de là. Des mauvaises langes disent que c'est parce qu'il était trop fatigué et que de toute façon, on pouvait aller crever, que si son vin était pas assez bon et qu'il fallait qu'on amène le notre et bah c'était pas la peine et puisque c'etait comme ça et bah il allait se coucher et on le regrettera bien !

Pour en revenir au vin, il se boit bien, mais il aurait été mieux pour un dessert d'après l'assistance. Moi, je le vois plus à l'apéro enfin bon, on est pas obliger de forcer, on peut très bien le prendre au choix à l'un ou à l'autre ou même aux deux !

Sinon, apparemment, il permet de faire bouger les oreilles. Si quelqu'un pouvait confirmer...

Le début de la fin...

lundi 6 août 2007 à 23:13



C'est vrai, c'est le troisième billet de la soirée... Mais c'est pour vous dire que Badablam sombrera sûrement bientôt sous les assauts de la concurrence : même le sénateur Alain Lambert se met à faire du badablam...

« Bien fol qui ne s'enivre jamais » (Rabelais) - Épisode 2 sur 3

lundi 6 août 2007 à 22:27



Chose promise, chose dû. La première dégustation de Rosé de Chinon a eu lieu. Sous le soleil, au cours d'un repas avec des assiettes en porcelaine de Limoges imitation Arcopale, des gens serrés autour d'une table, des verres en plastiques. En fait, c'était un peu comme un pique-nic mais sans les inconvénients, c'est à dire pas assis par terre, avec des couverts et des vrais plats, un frigo à moins de vingt mètres, mon Rosé de Chinon et... un concurrent, un Saint Nicolas de Bourgueil 2006.... Enfin, vu qu'il vient de la même région, je devrais plutôt dire un traître, même si c'est un vin rouge, donc un vin fondamentalement différent [1] !

Pour bien faire faire les choses, je l'ai servi à la température recommandée (10-12 °C). Enfin, je suis pas sûr, mon thermomètre étant coincé derrière le lavabo, entre le tuyau d'eau chaude et celui d'eau froide, j'ai fais ça comme ça, à l'à peu près... Résultat, pratiquement tout le monde a trouvé qu'il aurait gagné à être plus frais. La prochaine fois, je le sert congelé.

Les avis sollicités sont principalement du genre « Eh bah, il est bon », « Pas désagréable », « j'ai bien aimé »...

Plus spécifiquement, ma voisine de gauche l'a trouvé « pas mal, pas désagréable ».

Elle me dit ça en finissant la bouteille.

Ma voisine en face à gauche l'a trouvé « très bon » quand je lui ai dit que j'avais reçu la bouteille gratuitement. Je ne sais pas ce qu'il faut en déduire.

Dans un autre genre, ma voisine d'en face à droite, quand je lui demande un avis, se sert du Saint Nicolas de Bourgueil en guise de réponse. Les autorités compétentes ont été prévenues.

Juste pour information, la personne à qui je n'ai pas servi de Rosé étant donné qu'elle n'aime pas le Rosé n'avait rien à dire, à part le fait que mon voisin de gauche de bout de table nous a fait une conférence participative sur les particularités de la signalisation routières dans l'hémisphère sud. Un sujet très intéressant quand il est bien traité. Signalons au passage que le rosé en question contient 13 % d'alcool...

Quand à moi, mon avis est assez compliqué, dans la mesure où je n'ai pu goûté le vin en question qu'à partir du moment où j'ai réussi à me débarrasser de la chips qui été coincée dans ma gorge [2]... Et évidemment, j'ai avalé ma gorgé de travers, résultat, je suis virtuellement mort une deuxième fois [3]. Une fois remis de mes émotions, j'ai enfin pu le goûter ce fichu vin. C'est vrai qu'il est pas mauvais. Mais peu être un peu subtil pour mon palais calibré pour le Coca-Cola. Cela dit, ses arômes sont plaisants et de la même façon, il est agréable en bouche... Pour le reste, adressez vous à un oenologue...

Bref, il se boit très bien, reçoit des avis positifs malgré la présence d'un félon. Si les vignerons concernés tiennent à le développer, il gagnerait à bénéficier d'une opération de publicité original, histoire qu'on le prenne de temps en temps, histoire de ne pas toujours boire la même chose.

Bon, et pour la deuxième dégustation, j'attends qu'on me propose une date...

Notes

[1] Oui, je le rappelle, le vin rosé n'est pas un mélange de vin rouge et de vin blanc. Le vigneron étant à la base un être compliqué comme c'est pas permis, il utilise une méthode emberlificoté dont je ne parlerais même pas.

[2] J'ai d'ailleurs manqué de mourir à ce moment et personne n'en avait rien à foutre

[3] Toujours dans l'indifférence général, franchement, ils auraient pût être un peu plus attentif, ça aurait été un accident du travail.

Comment voulez vous que j'apprécie le cor de chasse et les chasseurs enkakifiés alors que je déteste les teufeurs et le didgeridoo...

lundi 6 août 2007 à 19:50



Expression entendu hier : « gnagnagnagnagna, ça veut dire qu'il va pleuvoir ». Vu qu'on était en Normandie [1], la petite vieille qui m'a sorti ça ne prend pas trop de risque en le disant.

Notes

[1] Où il pleut à peine moins souvent qu'en Bretagne