J'aime bien les trucs à l'ancienne. Les bons vieux trucs fabriqués comme dans le bon vieux temps... Avec une couche de poussière rajoutée pour vraiment montrer que ça date au moins du temps où les journalistes de l'ORTF ne faisaient rien d'autre que servir la soupe aux politiques. J'ai tout de suite un peu de nostalgie pour le courrier postal, le modem 56k, les journaux payants, Sim City, les temps de pose photographiques de trois jours, les spots de campagne des candidats à l'election présidentielle, les objets en métal, les francs... même si je suis née après la sécheresse de 76 et donc trop tard pour avoir connu certains de ces trucs.
Aujourd'hui, un petit cours afin d'élargir votre culture générale... Allons à la découverte du monde fascinant des ustensiles de bureau. Je vais vous parler plus spécialement de l'équerre. Pas de l'équerre en plastique, sans âme et qui casse toujours juste avant le contrôle de maths. Non, la bonne vieille équerre en bois. Celle que c'est trop la classe.
Ne vous êtes vous jamais demander comment qu'on la faisait, cette équerre en bois à la con ???
C'est tout bête, et même très simple.
N'allez pas croire que l'on sache faire des angles droits depuis la nuit des temps ! Non, on ne maîtrise cette technologie que depuis quelques années, avec des ingénieurs en blouses blanches qu'on ne comprend pas, des grosses machines avec plein de boutons, des lasers dans tout les sens (mais contrôlés, hein, c'est pas Star Wars non plus !).
Alors dans le temps, pour faire une équerre, et bah, on allait dans la forêt jusqu'à trouver un arbre comme ça :


Une fois débité, un tel arbre pouvait permettre de faire jusqu'à trente équerre. Soit suffisamment pour fournir la classe unique de l'école primaire de
Brousse en 1953 (ou 1954, je sais plus). Je pense que les trente-six habitants n'ont absolument rien à foutre de la fabrication des équerres en milieu rural. Aussi, vous êtes prié de ne pas aller les importuner à ce sujet.