Tomber amoureux, c'est nul, mais au moins, ça fait pas mal...

jeudi 26 avril 2007 à 21:52



Je viens d'avoir une idée révolutionnaire. Du genre à changer la face du monde. Un truc qui n'était dans aucun programme des candidats à l'élection du roi français. Franchement, je comprend pas que personne n'y ai pensé avant moi, alors que des génies comme Albert Einstein ou Jules Méline m'ont précédé.

J'y viens, mais avant, petit rappel. L'un des rituels les plus immuables de la vie étudiante consiste à ramener son linge sale au domicile parental afin de le laver avec la machine dans laquelle les parents ont les moyens d'investir. Cette façon de faire nous permet d'avoir le spectacle dans le train de millions d'étudiants chargés de sacs à dos volumineux qui justifieraient un doublement du tarif du billet de trains. On a droit aussi au charme fou des étudiants qui vont vivre une semaine avec quatre caleçons, un pantalon, deux t-shirts et trois chaussettes (oui, trois chaussettes, et non pas trois paires de chaussettes) pour cause de lessive reportée, pour cause de voyage reporté, pour cause de danger : un koala se serait échappé du zoo voisin. J'en connais un autre qui, plutôt que de laver ses chaussettes, en achetait au fur et à mesure, par ailleurs, il possédait quarante-deux caleçons, cela lui permettant de rester six semaines sans retourner chez ses parents. Ce qui est loin d'être négligeable dans nos sociétés actuelles (ça veut rien dire, je sais, mais je l'aurais pas signalé, vous ne vous en seriez même pas aperçu, alors).

Mon idée lumineuse, c'est tout simplement d'adapter ce mode de gestion du linge sale à la vaisselle sale ! Attention, il faut que les parents concernés possèdent un lave-vaisselle, sinon, c'est plus compliqué ! Mais si c'est le cas, franchement, n'est ce pas une bonne idée ? Voir même, une excellente idée ? Moi, j'trouve, en tout cas.

Je sais qu'un des lecteurs de ce blog (et peut être plusieurs, dans ce cas, ce paragraphe est valable pour ceux là aussi) ne lave pas son linge chez ses parents, mais chez sa grande soeur. Saches, mon ami, que tu peux adapter cette méthode pour ton cas personnel, et cela, même si elle ne possède pas de lave-vaisselle. Il suffit de déposer discrètement ta vaisselle sale dans son évier le soir. Il sera mécaniquement lavé avec le reste. Tu n'aura plus qu'à prétexter l'oubli d'un cor de chasse ou d'une épingle à nourrice pour revenir le lendemain chercher, encore une fois, discrètement ta vaisselle. Attention, pour que cela fonctionne, il faut que ta vaisselle représente au maximum 31,18 % du total de la vaisselle dans l'évier, au delà, ça se voit, et tu passes pour un parasite.

Pour le CHOCAPIC, j'ai réuni les fonds nécessaires, mais finalement, comme ça me gave ces histoires de céréales, je vais investir dans la culture de cornichons (j'en ai plus du tout dans mon frigo).

Aujourd'hui, c'est pas très long, mais c'est pas super génial non plus, donc bon, hein, voilà, quoi...

mardi 17 avril 2007 à 21:36



Le Nutella est une denrée rare et précieuse. Il doit être savouré. Nous devons avoir conscience que c'est un cadeau des dieux qui ne durera peut être pas éternellement. Ainsi, chaque bouché doit être réfléchi. Nous ne pouvons pas nous permettre de penser à autre chose. On ne peut pas en manger comme ça, comme de la banale mousse de foie avec des morceaux de champignons noirs qui poussent dans la terre dedans. Non, ce doit être un acte mûrement réfléchi. Réalisé avec soins. Cela doit requérir toute notre attention. (Parce que je vous connais, si on vous laisse regarder un peu trop n'importe où, genre vers la confiture de fraise, on se retrouve avec du pâté Hénaff avec plein de gélatine au deuxième tour). Manger du Nutella ne s'improvise pas.

Pourtant, j'ai fauté. Oui, j'ai fauté. Je me suis mis à manger du Nutella, sans réfléchir, comme ça machinalement. Et donc très vite. Mais aujourd'hui, je m'en mord les doigts (c'est une expression). Car voulant aller vite, on va trop vite. Résultat, je me suis mordu un doigt (c'est pas une expression). C'était un doigt qui appartenait à la main qui tenait la tartine de Nutella. Autant vous dire que j'avais pas l'air d'un con. Mais j'étais tout seul. C'est donc pour ça que je vous le raconte.

Je suis allé à un spectacle politique et heureusement que c'était retransmis sur écran géant car un cameraman m'empêchait de voir ce qu'il fallait regarder (et écouter)

lundi 16 avril 2007 à 20:52



À l'instar de Dric, je vais faire, moi aussi, dans l'exactitude. Bien évidemment, habituellement, tout ce que je raconte ici est absolument vrai. Mais cette fois ci, c'est du vrai de vrai, j'invente rien.

Venons en au fait : mon deputé, monsieur Deniaud a fait distribuer un quatres-pages moche pour vanter son action sur sa circonscription. C'est nul, bien évidemment, vous devez avoir la même chose. Mais monsieur Deniaud, c'est vraiment quelqu'un, en effet, j'ai appris qu'il avait « appuyé auprès de Renaud Dutreil, Ministre des P.M.E., du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales la demande de reprise d’une boulangerie. » À savoir, celle de la commune de La Ferrière-Bochard. Six cent habitants environ. Je n'invente rien : c'est dit là.

M'enfin quand même. J'ignorais totalement l'importance stratégique de cette boulangerie. Si ça se trouve, le ministre a travaillé sur ce dossier avec une dizaine de haut-fonctionnaires pendant plusieurs jours. Il a passé des nuits blanches, à s'arracher les cheveux pour trouver une solution pour la boulangerie de la Ferrière-Bochard. Pour ceux que ça intéresse, la boulangerie en question est situé à l'intersection des routes départementales 1 et 521 de l'Orne.

J'ai pas beaucoup suivi l'actualité parlementaire ces derniers jours, mais si ça trouve, aux questions au gouvernement, il y avait un truc du genre :
- « La parole est à monsieur Deniaud, pour une question sur la sortie du pétrin en milieu rural
- Monsieur le président, monsieur le premier ministre, monsieur le ministre des P.M.E., du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales, mesdames et messieurs les Députés,
[en gros, il fait toutes ses salutions de l'année en une fois, donc j'ai gardé que les quatre premières] je serais bref. Je voudrais attirer votre attention sur le problème récurant dans nos campagnes de la reprise des boulangeries. Car la situation que nous ont laissé nos amis de l'opposition est absolument ingérable...
- Houh houh houh
- Laissez le parler s'il vous plaît
- Oui, totalement ingérable et d'ailleurs... »

Là, je coupe, parce que y'en a marre, mais en gros, après dix minutes de discours, un ministre a pris la parole pour dire qu'il était justement en train de travailler sur un loi pour favoriser la reprise des boulangerie en créant un fond d'intervention dont le champs d'action serait délimité par une commission nommé après validation par le C. H. T. O. U. L. (ne me demandez pas ce que c'est). La gestion du fond serait assurée par un organisme créé justement pour l'occasion. Le tout financé par une taxe sur la farine mise sur pain après la cuisson et qu'on retrouve sur nos vêtement. Ceci étant d'ailleurs à mon avis une conspiration des boulangers et des lessiviers.

Toujours est il que je ne voterais pas pour monsieur Deniaud. Néanmoins, je garde son adresse dans un coin, il pourra peut être faire office de relais à l'Assemblée Nationale pour le C. H. O. C. A. P. I. C...