Le problème des repas de Noël, c’est qu'en fait, c’est très formatés. Ce qui ne devrait être que réjouissances et bonheur se transforme en un exercice de maîtrise de soi vraiment difficile. Car qu’on ne s’y trompe pas, les repas de Noël doivent respecter un protocole très précis (qui change du tout au tout en fonction des familles) et n’accepter aucun écart, ou aucune erreur ! Gare à celui qui aurait l’idée saugrenue de simplement évoquer un report de l’ouverture des cadeaux (par exemple après le fromage plutôt qu’avant le dessert)… Les traditions, c’est comme ça… On les fait ! On ne peut pas dire « c’est bien » ou « c’est pas bien », c’est les traditions…

Dans le même genre, l’erreur d’attribution des cadeaux ne doit pas rester impunie ! Comment pardonner par exemple d’avoir offert des Ferrero Rocher à tonton Julien et des Pyrénéens à tata Adeline alors qu’on a toujours fait l’inverse les années précédante et ce depuis toujours (voir encore avant) ?

Tout ça pour vous dire que dans ma famille, le réveillon de Noël de l’année dernière a failli être complètement gâché. En effet, le dessert était composé de trois bûchettes (une par personne) agrémentées d’un petit champignon en sucre…

Sauf qu’il manquait un champignon (sur une des bûchettes) !

Que faire ? Cette absence nous plongeaient tous dans un effroi au moins aussi effroyable que l’annonce de la disparition des bornes de compostage oranges à la S. N. C. F. (c’est dire à quel point c’était effroyable, si ça ne vous parle pas, imaginez qu’il manque un champignon en sucre sur votre dessert de Noël, c’est environ du même niveau d’effroi que la disparition des bornes de compostage oranges à la S. N. C. F.) !

Comment sortir de cette impasse ? Nous mettons en œuvre tout les moyens à notre portée : dépôt de plainte contre la pâtisserie mise en cause, mobilisation de l’armée, recherche sur google pour voir si ce problème n’a pas déjà été évoqué par un blogeur et j’en passe.

Alors que c’est un foutoir général au milieu d’un bordel monstre, on s’aperçoit, juste comme ça, qu’en fait, le champignon manquant était tombé, et qu’il attendait sagement au fond de la boite… Ouf ! Finalement, ça se termine bien… mais attention, ce n’est qu’un moment de répit jusqu’au prochain réveillon !

Enfin bon, moi, je dis, on a eu chaud !