Est ce que ça s'apprivoise un escargot ?

vendredi 26 janvier 2007 à 17:49



Je ne suis pas content de mon dernier billet, celui sur l'occupation de la surface imprimable des emballages par des trucs inutiles, avec notamment le véritable problème de l'espace du dos des paquets de céréales qui est largement sous-utilisé. Je n'en suis pas content parce que je le trouve finalement assez peu pertinent (parce que, d'habitude, oui, je trouve mes billets tout à fait pertinents et intéressants).

Mais s'il n'est pas pertinent et intéressant, c'est parce que je l'ai écrit sous la pression du roi des lutins Pitijibé Premier qui m'a réclamé un billet, là comme ça tout de suite alors que normalement, c'est un long travail basé sur plusieurs essais, avec des tests sur des lecteurs types, une commission de déontologie, des réunions à n'en plus finir, des appels d'offres, la mobilisation des quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l'armée française (ou sept, ou un, je sais plus) et plein d'autres trucs...

Par exemple, une fois, il m'a fallu un dictionnaire pour vérifier l'orthographe du mot « intercalaire » (ou « intercallaire », je sais plus non plus). C'est dire la débauche de moyens nécessaire à écrire un billet de Badablam.

Mais la fois dernière, sous l'insistance du roi des Lutins, je me suis précipité et j'ai écrit un truc. À la fin, j'en suis arrivé à la conclusion que c'était nul, mais comme j'y ai passé du temps, je me suis dis, que je n'allais pas jeter ça, ça serait bête... Quitte à en faire quelque chose, autant le publier, surtout que ça ne coûte rien.

Mais le véritable problème, c'est que toute mon énergie rédactionnelle de la semaine a été englouti dans ce billet.

Résultat, je ne vais pas pouvoir faire de billet sur quelque chose de bien plus révoltant et pertinent que j'ai remarqué à l'instant : à ce jour, aucun industriel n'a pensé à parfumer les bouts des stylos et autres pinceaux* que l'on est amenés à mâchouiller quand on essaye de se souvenir de la table de huit ou de suggérer des cochonneries de chambre à son voisin d'en face (ou à sa voisine, qu'on ne me traite pas de misogyne).

* : je déteste cette expression.

Pourquoi le papier d'Arménie n'est-il pas vendu pré-plié ?

mardi 23 janvier 2007 à 20:19



Je fais parti des gens qui se désolent du suremballage des biens de consommation... En général, n'importe quel machin vendu en magasin est sous film plastique, avec du polystyrène autour, attaché à un morceau de carton lui même collé à un bout de plastique qui permet de l'accrocher dans le rayon. Et encore, je parle des produits simples. Franchement, je n'invente rien quand je parle de suremballage.

Mais, il y a une catégorie de gens bien malheureux auxquelles on ne pense jamais alors qu'elle vit un vrai calvaire... Je pense aux graphistes en charge de réaliser le visuel de ces emballages... Vous vous rendez compte de la surface à occuper ? C'est énorme, au moins jusque là... Parce une fois le prix et les obligations légales indiqué, franchement, le graphiste s'emmerde... Il ne sait vraiment pas quoi mettre.

Le pire, je crois, ce sont les paquets de céréales de petit déjeuner... Le gars s'est déchaîné pour le devant de la boite ; il a mis les ingrédients, les valeurs nutritionnelles et le numéro de téléphone du service consommateur sur les cotés ; et enfin la date limite de consommation sur le dessus. Mais derrière, là franchement, il sait pas... Alors il brode... Alors que, par exemple, ça pourrait être un formidable emplacement pour une campagne destinée à nous inciter à prendre en compte la quantité d'emballages lors du choix d'un produit...

Tant pis, on se tape le jeu franchement nul, et on espère que sur la prochaine boite, ce sera un peu moins pourri, de façon à rendre le petit déjeuner un peu plus jubilatoire... On en vient même parfois à envisager de changer de marque...

Je reviens à mon pauvre graphiste (ou ma pauvre graphiste) qui a quand même une solution à sa disposition lorsqu'il s'agit de produit alimentaire. D'ailleurs, il ne se prive jamais d'utiliser cette solution. Elle consiste à mettre des conseils culinaires.

Il existe plusieurs méthodes : la plus courante consiste à aller à la supérette du coin, à choisir un article équivalent, et à recopier les conseils culinaires qui auront été repompé auparavant sur un autre produit.

Si bien que toutes les indications imprimées sur les emballages doivent avoir une origine commune comme l'« huile de foie de morue du docteur Knoch » ou un truc dans le genre.

La deuxième méthode est très rare (voir inexistante, je l'indique juste parce qu'elle est techniquement possible, et que ça pourrait peut être arriver un jour). Elle consiste à chercher pendant des semaines la meilleur façon de cuisiner le produit en question et à l'indiquer.

Enfin, je viens de découvrir une troisième méthode (c'est pour ça que je fais un billet sur ce sujet). C'est la méthode : « de toute façon, personne ne lit jamais ça ».

C'est à partir de cette méthode qu'on appose sur les herbes de provences Ducros ceci : « Dosage : à volonté »...

Mais non, moi, si je vais regarder les conseils de monsieur Ducros, c'est pour avoir des conseils précis ! Tant de grammes par personne. Pas un « c'est vous qui voyez ».

Sinon, c'est pas la peine...

Surtout que je l'ai payé le conseil en question !

Tant pis, la prochaine fois que j'achète des herbes de Provence, je ferais gaffe. Je vais quand même pas me faire avoir une deuxième fois.

Pour récupérer la laine d'agneau, est ce qu'on l'arrache du petit mouton encore vivant avec cruauté et dans d'atroces souffrances ?

vendredi 12 janvier 2007 à 01:12



Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas parlé de mes courses au Monoprix de Lisieux. Trop longtemps, même. Aussi, je me rattrape aujourd'hui avec une grande enquête révélatrice d'un grand scandale.

Bon, avant toute chose, je te tiens à préciser que ce sera totalement futile et que ça volera très bas (comme d'habitude, je sais), mais encore plus pour les filles. Sauf certaines, mais qui doivent représenter une minorité...

Si vous vous rendez à votre monoprix local (je ne sais pas pour les autres magasins), vous constaterez au rayon « mousse à raser pour hommes » (oui, ça prend au moins tout un rayon) que la gamme est, contrairement aux apparences, très limité.

On dispose en effet de mousse à raser spécial peaux « sensibles », « fragiles » ou « delicates » et j'en passe. Avec un ciblage pour les barbes « difficiles » ou « rebelles » et j'en passe aussi.

Voilà qui satisfait une partie de la population masculine de notre pays. Mais nos brillants fabriquants de mousses à raser n'ont pas pensés à la part de population qui reste : celle qui a de grosses peaux burinées par le climat et totalement insensibles, des gros poils francs, ou encore de grosses croûtes qui rendent nécessaires l'utilisation d'un marteau et d'un petit burin...

Résultat, ces pauvres hommes doivent utiliser des produit totalement inadaptés à leur peaux, qui leur apporteront des tas de problèmes : irritations, sensations désagréables lors du contact de la lame, voir des rougeurs... Et encore, j'ai pas tout dis (oui, finalement, je n'ai pas réutilisé l'expression « et j'en passe » une troisième fois, je me disais que ça aurait peut être fait un peu trop) !

Le roi des Lutins va me répondre que cette catégorie de personne ne se rase jamais. Et là, je dis non. Non, monsieur, vous ne pouvez pas tout ramenez à votre personne (le roi des lutins se vante en effet de ne faire aucune dépense en faveur des grandes multinationales du rasage et des artisans barbiers), sachez que dans le grand nord canadien des villages entiers de bûcherons célibataires à chemises à carreaux rêvent d'une peau bien rasé pour pouvoir draguer les amateurs de tapettes efféminées... Mais comment voulez-vous faire avec des produits inadaptés ?

Après quelque recherches personnelles, il apparaîtrait qu'on peut peut être améliorer les produits vendus en ajoutant du tétrahydrofurane et de l'anhydrique éthanoïque, mais franchement, moi, je le ferais pas.

C'est pas la peine de chercher à faire une pétition ou n'importe quoi d'autre, personne ne se bouge jamais pour les grands problème que je soulève... Même pas vous... C'est à se demander -franchement- ce que vous faites là...

En passant, les fabriquants de rasoirs auront vraiment inventé l'eau chaude quand ils créeront un rasoir suffisamment petit pour passer entre les boutons sans les arracher brutalment dans un flot de sang... À l'image de la tondeuse de Gaston Lagaffe (personnage bédé de Franquin) suffisamment miniaturisée pour tondre la pelouse de tante Horthence en épargnant les marguerites.

Bon, c'est pas tout ça mais moi, je vais me coucher !

Je comprend vraiment pas pourquoi certains s’évertuent à habiter au premier étage d’un immeuble de dix ou quinze étages, c’est ridicule !

lundi 1 janvier 2007 à 17:01



Le four à micro-ondes familial n’est plus tout jeune… Plus de quinze ans au moins. Il a été fabriqué dans l’ancien temps, dans celui où la France était couverte d’usines à fours à micro-ondes aujourd’hui délocalisées en Antarctique ou sur Second life… Cet ancien temps, c’est aussi celui avec lequel les vieux nous rabâchent les oreilles en nous racontant l’époque où il y avait de la neige tout l’hiver au sommet des terrils, de la tour Eiffel ou encore à la Croix Médavy (dans la forêt d’Ecouve) avant « qu’ils nous détraquent le temps avec leurs fours à ondes courtes et leur Internet à la con… ». Et il paraît qu’on a pas fini d’entendre les vieux radoter…

Enfin, toutes ces lamentations m’empêchent d’avancer dans mes propos. Donc, je parlais d’un four à micro-ondes. Comme chacun le sait, les micro-ondes produites par le four chauffent les aliments en faisant vibrer les molécules d’eau présentes. Pour votre culture personnelle, sachez que les micro-ondes sont des ondes radio de haute fréquence, comprises entre les ondes infrarouges et les ondes radio conventionnelles. Autrement dit, on n’est pas avancé mais on peut étaler sa culture au Trivial Poursuit…

Celui que j’utilise commence donc à avoir de l’âge (je vous rassure, il ne radote pas encore), il date en effet du temps où nos brillants ingénieurs n’étaient pas doués partout voir franchement nul et même, j’irais jusque là, totalement incompétent. Ce problème ne se pose plus. En effet, avec les délocalisations, l’industrie du four à micro-ondes repose dorénavant sur des internautes (forcement infaillible, tout est vérifié grâce à google) et des manchots (me demandez pas comment ils font, mais ils s’en sortent très bien).

Rappel technique : afin de répartir uniformément les micro-ondes de manière à chauffer de la même manière la totalité de l’aliment, le four à micro ondes est équipé d’un plateau tournant, véritable consécration du génie humain, qui se trouve être l’ancêtre du trottoir roulant… Mais c’est une autre histoire.

Si je décide de me faire un thé, je remplis une tasse d’eau et je place celle ci dans le four à micro-ondes, au bord du plateau tournant, à proximité de la porte et non pas au milieu du plateau tournant car c’est bien trop loin.

Je referme la porte, je mets le minuteur sur le temps le plus adapté soit un temps tout rond : deux minutes.

Et c’est là que tout se joue ! Car contre toutes attentes, le plateau tournant tourne ! C’est stupéfiant, non ?

Et le stupide ingénieur à la base de la conception de ce four n’a pas été fichu de faire en sorte que le moteur du plateau tournant fasse des tours entiers lorsqu’on programme des temps de chauffage courant (par exemple deux minutes). Résultat, quand c’est fini, il faut aller chercher sa tasse qui se trouve tout au fond du four, là-bas, loin, par delà le milieu du plateau tournant…

Cet épisode malheureux se répète bien trop souvent dans nos foyers, aussi, je pense que l’inventeur du four à micro-ondes à deux portes (une devant, une autre derrière) devra recevoir au moins un prix Nobel.

Ce billet parle de Noël… j’en déconseille la lecture à ceux qui en sont allergiques…

lundi 1 janvier 2007 à 14:06



Le problème des repas de Noël, c’est qu'en fait, c’est très formatés. Ce qui ne devrait être que réjouissances et bonheur se transforme en un exercice de maîtrise de soi vraiment difficile. Car qu’on ne s’y trompe pas, les repas de Noël doivent respecter un protocole très précis (qui change du tout au tout en fonction des familles) et n’accepter aucun écart, ou aucune erreur ! Gare à celui qui aurait l’idée saugrenue de simplement évoquer un report de l’ouverture des cadeaux (par exemple après le fromage plutôt qu’avant le dessert)… Les traditions, c’est comme ça… On les fait ! On ne peut pas dire « c’est bien » ou « c’est pas bien », c’est les traditions…

Dans le même genre, l’erreur d’attribution des cadeaux ne doit pas rester impunie ! Comment pardonner par exemple d’avoir offert des Ferrero Rocher à tonton Julien et des Pyrénéens à tata Adeline alors qu’on a toujours fait l’inverse les années précédante et ce depuis toujours (voir encore avant) ?

Tout ça pour vous dire que dans ma famille, le réveillon de Noël de l’année dernière a failli être complètement gâché. En effet, le dessert était composé de trois bûchettes (une par personne) agrémentées d’un petit champignon en sucre…

Sauf qu’il manquait un champignon (sur une des bûchettes) !

Que faire ? Cette absence nous plongeaient tous dans un effroi au moins aussi effroyable que l’annonce de la disparition des bornes de compostage oranges à la S. N. C. F. (c’est dire à quel point c’était effroyable, si ça ne vous parle pas, imaginez qu’il manque un champignon en sucre sur votre dessert de Noël, c’est environ du même niveau d’effroi que la disparition des bornes de compostage oranges à la S. N. C. F.) !

Comment sortir de cette impasse ? Nous mettons en œuvre tout les moyens à notre portée : dépôt de plainte contre la pâtisserie mise en cause, mobilisation de l’armée, recherche sur google pour voir si ce problème n’a pas déjà été évoqué par un blogeur et j’en passe.

Alors que c’est un foutoir général au milieu d’un bordel monstre, on s’aperçoit, juste comme ça, qu’en fait, le champignon manquant était tombé, et qu’il attendait sagement au fond de la boite… Ouf ! Finalement, ça se termine bien… mais attention, ce n’est qu’un moment de répit jusqu’au prochain réveillon !

Enfin bon, moi, je dis, on a eu chaud !