J'aime bien chercher des mots commençant par m, n, o ou p dans mon dictionnaire des synonymes, car comme ça, il reste ouvert tout seul...

mardi 7 novembre 2006 à 22:15



Parfois, je n'arrive pas à me rendre compte à quel point ma vie est remplie d'aventures extraordinaires aux multiples rebondissements qui rendent pâle de jalousie les plus illustres chroniqueurs animalier de notre époque. Et c'est ainsi que pas plus tard que ya pas longtemps, il m'est arrivé l'histoire suivante...

L'hiver venant, le lexovien se dit que ce serait bien de parfaire l'isolation de la porte de son appartement qui communique avec le couloir de l'immeuble où il ne fait pas chaud, voir froid... En effet, à travers les fentes, non seulement, on peut voir que le voisin rentre chez lui tard la nuit, mais on peut aussi sentir l'air froid qui rentre chez moi malgré la réglementation de l'immeuble qui l'interdit formellement (enfin, je suis pas sûr, je vérifie... En fait, non, mais ça fait baisser la température et le Nutella devient tout dur, résultat, impossible de l'étaler sur des galettes de riz à zéro calories, donc, il faut lutter contre le froid qui vient jusque dans notre Pays d'Auge égorger notre Nutella et notre beurre (lui aussi en effet devient tout dure avec le froid, comme le Nutella dis donc) pour en finir, l'air froid qui rentre, c'est mal !).

À travers la cloison, on peut aussi apprendre que le voisin ne rentre pas tout seul et que, bien qu'il se mette au lit tout de suite, qu'il ne dort pas aussitôt...

Sinon, afin de résoudre le problème d'isolation de ma porte d'entré, ma maman m'a acheté six mètres de « joint mousse universel adhésif haute densité garantie cinq ans avec film protecteur ». À charge pour moi de le poser...

J'entreprend d'installer ce truc dans l'entrebaillement de ma porte en début de soirée de samedi dernier... À ma grande surprise, tout se passe très bien, si bien qu'il n'y a rien à en raconter...

Ceci étant fait, je me préoccupe vivement de ce que je vais manger ce soir là. Après consultation des diverses données susceptible d'influer sur ma consomation alimentaire (frigo, quantité de vaiselle disponible...), j'opte pour l'entrée pour un avocat qui se langui depuis quelque jours... Un avocat d'accord, mais franchement, que vaut un avocat sans mayonnaise ? Rien du tout ! Un avocat ne se conçoit pas sans mayonnaise ! Enfin, si, des fois, on peut, mais c'était pas le cas cette fois là...

Il faut donc de la mayonnaise.

Or, une données a été précédemment oublié : je ne sais pas faire de mayonnaise ! C'est comme ça. Je peux pas. J'y arrive pas. Je sais pas pourquoi, ça marche pas... À partir de là, il faut bien comprendre une chose : j'ai besoin de mayonnaise, et je ne sais pas la faire (tout le drame est là).

Je ne sais pas faire de mayonnaise, mais je connais quelqu'un qui sait parfaitement la faire. Je l'appelle aussitôt, mais ce galopin refuse de faire les 200 kilomètres pour venir me la faire. Sachant qu'il n'avait pas à apporter les ingrédients : je les lui fournissait... On va me dire : « mais quelle idée de stocker un fabriqueur (je sais, c'est pas français) de mayonnaise à deux cent bornes ! ? » (et j'ajouterais : « en Bretagne en plus »). La raison est toute simple : à l'instar des Coréens du Haut qui n'arrivent pas à faire rentrer une bombe atomique dans un missile , il est encore impossible à l'heure actuelle d'aujourd'hui maintenant là tout de suite, de miniaturiser le Martin Yrtap (c'est lui mon fabriquant de mayonnaise en chef (garanti deux ans - piles non incluses - modèle déposé)) de façon à le stocker dans mon dix-huit mètres carrés dans des conditions permettant de le garder en état de marche.

« Si la mayonnaise ne vient pas à toi , c'est toi qui ira à elle », c'est sur ces grandes paroles d'Antoine Emmanuel Ernest Monis (1846 - 1929) que je décide le tout pour tout, je retrousse mes manches (et les remet normalement juste après car comme j'avais été obligé de laisser la porte ouverte le temps de poser mon « joint mousse universel adhésif haute densité garantie cinq ans avec film protecteur », il fait super froid) et je me décide à aller au monoprix pour acheter un tube de mayonnaise aux émulsifiants et avec des vrais morceaux de conservateurs dedans.

Le monoprix ferme à 20h.

Il est 19h55 d'après mon réveil.

C'est un peu juste.

Mais bon, théoriquement, ça passe...

Alors, je prend mes clés, mon sac, je ferme les lumières, je sors, je ferme la porte, j'introduis la clé dans la serrure, j'essaye de tourner, et ça veut pas !

En effet, comme les plus vifs d'entres vous l'auront remarqué, le « joint mousse blablabla » est « haute densité », donc, il prend un peu de place si bien que la pêne ne peut plus rentrer dans la gâche, à cause d'un léger décalage de trois fois rien.... Vraiment rien du tout... Je ne m'en était pas rendu compte car la clenche (ça me fait bizarre d'écrire clenche avec un « e » et pas un « a », pas vous ?) était bien clencher (ça, c'est dans mon dictionnaire du français régional bas-normand, alors la ramenez pas, les bretons !) dans le mentonnet. C'est la serrure, qui n'est pas « à larder » (ou encore appelée « à mortaiser ») mais « à appliquer » qui est beaucoup plus précise que la clenche et donc bien plus sensible à la petite variation causé par le « joint mousse universel adhésif haute densité garantie cinq ans avec film protecteur ».

Je me relis et je pense qu'il faudrait faire un dessin. Mais on va partir du principe que vous êtes intelligent, et que vous avez compris, même si c'est pas vrai.

À ce moment je panique, comment je vais faire ? Il faut que j'aille au monoprix, mais je peux pas partir en laissant ouvert... Bon, je dois avoir une maladie orpheline qui fait que je ne peut pas partir de chez moi sans fermer ma porte alors que c'est pour dix minutes maximum et que j'habite au quatrième sans ascenseur, à droite, à gauche, tout droit, à droite, au bout du couloir à gauche et que donc, si on vient me cambrioler, c'est vraiment, vraiment, vraiment pas de chances... En réfléchissant, c'est pas exagéré de fermer ma porte tant que je ne ferais pas dis six de suite au dés.

Toujours est il qu'il a fallu dévisser légèrement la gâche pour qu'elle se mette en face de la gâche... Rassurez vous, il n'y a pas de jeu entre la gâche et le chambranle, c'était tellement vissé à fond...

Donc, ça y est je pars pour le monoprix, avec quelques minutes de retard surement fatales... Je vous vois sourire ! Vous êtes content ! Vous vous riez de moi et de mon malheur ! Honte à vous ! Vous vous réjouissez déjà de m'imaginer mangant mon avocat sans mayonnaise !

Sauf que, vous allez rire jaune, mais comme j'étais chez mes parents pendans le changement d'heure, mon réveil n'était pas à l'heure... En fait, en vrai, il était aux alentours de 19h, j'avais tout le temps devant moi... Ahhaah ! Comment vous vous y attendiez pas !

Finalement, j'ai donc pu acheter un tube de mayonnaise tranquillement...

On en viendrait presque à être déçu que ça finisse bien...

Dicton normand contemporain : novembre tout froid, nutella tout dur !

samedi 4 novembre 2006 à 15:43



Certains ont des manies consternantes... Je n'irais pas jusqu'à dire que j'en fais parti, mais en fait si, mais uniquement parce que ça me fait une bonne introduction (oui, j'ai toujours eu la ferme volonté d'écrire des billets parfaitement construits et sans fautes de français. Je laisse à mes commentateurs le soins de décrier les fautes de styles, de français... Je sais qu'il adorent faire ça...)

J'ai donc au moins une manie consternante (peut être pas si consternante que ça, mais bon, c'est un très joli mot, je trouve...).

Celle d'archiver dans mon minuscule dix-huit mètres carré des journaux, magazines, tracts, horaires de cinéma, catalogues divers, le mode d'emploi de mon ouvre boite, la totalité de mes tickets de caisse depuis plus d'un an et plein d'autres paperasses inutiles.

Évidemment, ça prend de la place... surtout les journaux...

Or, il se trouve, que dans mon hebdomadaire préféré, il y a une rubrique de critiques cinématographiques, laquelle rubrique a toute ma confiance étant donné qu'en règle générale, elle rejoint l'avis de ma grande soeur qui constitue ma référence en matière d'évaluation de films. Oui, parce que n'allez pas croire que je vais dépenser cinq euros et cinquante centimes sans avoir la certitude que ça vaut le coup.

Et donc hier soir, je voulais aller au cinéma... Voir un film. Donc je téléphone chez ma grande soeur pour savoir si le film vaut le coup... Sauf qu'elle ne l'a pas vu... Drame !

Alors je prend les derniers exemplaires de mon journal préféré pour retrouver la critique du film en question, mais je ne trouve rien... Fichtre ! Un petit tour sur internet, et j'apprends que le film est sorti le douze juillet (il y a donc près de quatre mois). Le commun des mortels est perdu ! Cela fait longtemps que le numéro du journal en question est passé à la poubelle (ou dans le bac à papier/carton pour les mortels consciencieux).

Mais pas chez moi. Je met ma lampe-casque de mineur et c'est parti, je vais fouiller dans mes archives. Au prix d'un grand effort (oui, parce que c'est pas parce que je garde que je range) je retrouve le Canard enchaîné du douze juillet deux mille six... Et je constate avec soulagement que le film en question est dans la rubrique « les films qu'on peut voir cette semaine »*... C'est quand même plus explicite que l'avis de Cousine Cassandre : « c'est assez spécial comme film ».

Les plus vifs d'entres vous me rétorqueront qu'il m'aurait suffit de garder le canard du douze juillet et de jeter les autres afin de faire de la place pour entreposer de la vaisselle sale. Et là, je reconnais que j'ai rien à dire...



Sinon, en réponse à Pitijibé qui rouspète parce que je ne commente pas les commentaires : oui, je lis avec attention et grand plaisir vos commentaires (et je supprime ceux qui ne me plaisent pas) mais j'ai la flemme d'y répondre...



* = pour information, dans le Canard enchaîné, les films sont classé en trois rubriques : « les film qu'on peut voir ... », « les films qu'on peut voir à la rigueur... », « les films qu'on peut ne pas voir ».