Je sais pas comment c'était par chez vous aujourd'hui en fin d'après-midi, mais à Lisieux, c'était un temps à tomber amoureux...

lundi 23 octobre 2006 à 20:55



Il faut savoir que l'issue d'un jeu de société lorsque l'on joue avec moi est fortement prévisible... Déjà, je n'ai aucune stratégie (c'est de ma faute), mais en plus, je possède une malchance chronique particulièrement prononcée (là, je vois pas pourquoi ça serait de ma faute).

Ainsi, au monopoly, je suis du genre à tomber à chaque tour sur la rue de la Paix lorsqu'elle ne m'appartient pas et quand elle m'appartient, il n'y a plus aucun passage dessus...

Dans l'hypothèse où, sur un malentendu, quelqu'un arrive dessus, c'est que j'ai vendu l'hôtel qui était dessus et mit la rue en hypothèque au tour d'avant. C'est systématique...

Mais ma malchance ne se limite pas au jeux de société... C'est ainsi que je vais vous narrer un formidable nouvelle aventure de P'tit Cousin au cinéma...

Or, donc, samedi dernier, par un après midi pluvieux, je décide d'aller voir un film. Je me rend à la salle de projection cinématographique (avouez que c'est plus classe que de dire « je vais au cinéma »). Je paye mon entrée. Je m'installe bien en face de l'écran. À ce moment, je fait un constat (notez bien, c'est important !) : nous sommes deux dans la salle (c'est bon, vous avez noté ?). Attention, nous sommes vraiment deux. Il n'y a pas deux personnes et moi, non, il y a moi et une autre personne, c'est tout ! Rien d'autre !

En fait, on était trois, mais la troisième personne est arrivée dix minutes après le début du film, et elle est repartit avant la fin du générique (elle ne sait même pas quelle laboratoire a développé la pellicule ! Quel manque de curiosité !) Donc, ça ne compte pas... On était deux. Et puis de toute façon, si je la prenais en compte, mon histoire serait bancal, donc on était deux. J'espère que c'est bien clair !

Je suis donc au cinéma avec une seule autre personne.

Théoriquement, j'ai toute les chances de n'être en compagnie que de gens parfaitement normal (oui, « normal », et non pas « normaux », il est tout seul le gens, je vous signale... Faudrait suivre un peu ! je vous avez pourtant dit de noter !)

Mais en fait, non.


Il a fallu que je tombe sur l'enflure, le salopard, le vil gredin... qui mange du pop-corn pendants la séance...


Et un de la pire espèce, un de ceux qui ne commencent leur portion qu'au moment ou le film commence ! Pas pendants les pub et les bandes-annonces ! Tant que le film n'a pas commencé, il ne touche pas son maïs !

Pourquoi ? Pourquoi moi ?

Franchement, c'est vraiment pas juste ! À mon avis, y'a de la triche là dessous !

Vive le chocolat au lait fourré au nougat !

dimanche 22 octobre 2006 à 14:46



Après plus d'un an d'efforts, je suis enfin arrivé à la consécration ultime ! J'ai enfin droit à la reconnaissance des habitants du Calvados ! Je comprend pourquoi le préfet de mon département est venu me serrer la main cette semaine...

C'est dans des moments pareils qu'on se rend compte que tant d'efforts pour s'intégrer dans la vie locale mènent enfin à quelque chose...

Oui, vous l'avez deviné (enfin j'espère que vous avez deviné !) : Je suis présent dans l'édition 2006 de l'annuaire téléphonique version papier du Calvados !

Que d'émotions !

Sans titre

vendredi 20 octobre 2006 à 23:15



Un post juste pour dire que :

Premièrement : je viens de découvrir aujourd'hui qu'on allait plus vite en courant qu'en marchant... Ça à l'air tout con, mais ça fait vraiment une différence. Si si ! Marcher, ça fait aller moins vite que courir... Bon ça, c'est fait... Voilà... C'est bon...

Deuxièmement : le règne de l'automne est bien là et celui de l'hiver ne va pas tarder : je viens de ranger tout au fond de mon placard mon tube de crème solaire... De toute façons, ça fait déjà un petit bout de temps que j'ai ressorti mes écharpes... Pfouuuuuuuu ! Tout fout le camp, même l'été...

Aujourd'hui, j'ai serré la main du Préfet du Calvados. J'ai fait d'autres trucs aussi, mais beaucoup moins intéressants...

vendredi 20 octobre 2006 à 00:09



S'il y a bien une chose que je déteste, c'est le coté fallacieux de la bande dessiné... Comment des auteurs peuvent-il entretenir de tels mensonges autour de leur héros ? Et comment les lecteurs que nous sommes peuvent ignorer la supercherie ?

Vous ne voulez pas voir de quoi je veux parler ? C'est qu'il y a vraiment un problème !

Je vais prendre un exemple tout simple : les Schtroumpfs. Il est de notoriété publique que les Schtroumpfs vivent dans des champignons. Mais relisez les albums des Schtroumpfs. Toutes les maisons en champignons que le dessinateur veut bien nous montrer sont faites avec des champignons dont le pied est aussi grand que le chapeau, ce qui en fait des maisons de plein pied avec une importante surface... De plus, les champignons en question sont inoffensifs, voir comestibles...

Oui mais l'envers du décor, c'est par exemple le Schtroumpf qui vit dans des champignons tel que le psilocybes et qui se tape cent trente marches pour rentrer ou sortir de chez lui (et quand il est bourré, je vous raconte pas ; ou même pour draguer la schtroumpfette, ça nous fait un truc du genre : « Tu viens chez moi ? » « ah non, j'ai pas envie de me taper les deux cent marche de ta baraque de drogué ! »... Et le Schtroumpf qui vit dans une amanite phalloïde, ça ne doit pas être facile tout les jours...

Quand à celui qui vit dans une Morille, tout les autres Schroumfs se foutent de sa gueule !

Il y a aussi celui qui vit dans une chanterelle et qui a de sérieux problème de fuite au niveau du toit : tout cette flotte qui s'accumule, ça finit par faire des dégâts !

Je ne parle pas (en fait si) du schtroumpf mineur qui vit dans une truffe... Bon, déjà, vivre dans une truffe... Voilà quoi.. enfin moi, je dis rien, mais bon, franchement, ça la fout mal, allez dire ça en serrant la main du préfet du Calvados, et vous allez voir, vous risquez de passer pour un couillon... Et donc, le schtroumpf mineur, non seulement travaille dans sa mine toute la sainte journée, mais reste sous terre quand il est chez lui ! Comment voulez vous garder le moral !?

Bon, tout ça pour dire, que les auteurs de bédé ferait bien de nous montrer la vraie réalité de leurs personnages !

La prochaine fois, je vous parlerais du problème de prostate de Spirou (soixante-huit ans quand même)...

Sinon, « schtroumpf », ça s'écrit avec un « p » en avant dernier, un « t » avant le « h » lui même situé quatre lettres avant un « m »... Il n'y a pas de « x », de « g », et encore moins de « s » sauf au début, où il y en a un. Mais seulement un. J'espère que cette modeste contribution à la cause de l'orthographe vous auras été bénéfique !

J'ai raté mon thé vert glacé au citron et à la menthe : il est meilleur chaud que froid...

mercredi 11 octobre 2006 à 19:29



Je ne suis pas très téméraire, je manque de courage... Par exemple je suis du genre à attendre au restaurant que mon voisin ait entamé sa première bouché quand on a commandé un truc bizarre avant de manger à mon tour ; ou encore je me bloque un après-midi entier pour écrire une lettre de dix lignes (comme ça, je suis sûr d'avoir le temps)...

Dans le même genre, quand je dois parcourir un bout de chemin en ville, je prévois très large. Très très large, même. Ainsi, pour le trajet de la Gare d'Arcachon à la jetée Thiers de la même ville (soit un kilomètre au grand maximum) , je prévois quarante minutes de marche... Et puis, de toute façon, c'est si ça se passe pas bien, si je met un heure, c'est pas un problème, je prévois une solution... Vous vous doutez bien qu'avec un fonctionnement pareil, je passe souvent mon temps à faire le pied de grue...

Mais le pire, c'est que je suis souvent en retard dans mes rendez-vous... Allez comprendre... moi, en tout cas, je comprend pas...

Tiens, je sais même plus où je voulais en venir... Ah oui, ça y est, ça me revient. Or donc, je disais que je n'étais pas très téméraire... Mais si ça peut en rassurer certains, j'évolue apparemment dans l'autre sens. J'ose l'affirmer : d'ici soixante-dix ans, vous aurez un vaillant Grand Cousin sans peur et sans reproche.

Il y a des signes qui ne trompent pas. D'abord, j'ai osé faire remarquer à la boulangère que le pain aux céréales que je prend habituellement avait augmenté de trois centimes. Ensuite, il m'est arrivé un truc fou dimanche soir, en voiture.

Pour la première fois depuis que j'ai cette voiture (plus d'un an), j'ai vu le témoin de la réserve de carburant s'allumer.

Ça a duré trois seconde.

C'était dans une descente. Donc le réservoir n'est plus à l'horizontal mais le carburant, si. Si bien que le niveau de ce dernier se retrouve plus bas au niveau de la jauge. Si le niveau est proche de la réserve, le voyant de cette dernière s'allume alors qu'on n'y est pas encore au niveau de cette fichu réserve. Mais on est déjà vachement bas !

Et je venais d'arriver à bon port, mais quand même...

J'ai pris un risque incalculable, je ne sais pas si vous vous rendez compte !

Souhaitant avancer par étape, la première chose que j'ai faites le lendemain, a été d'aller faire le plein : trente-sept litres ! Mon précédant record était de trente-cinq litres !

Bon, il paraît que le réservoir contient jusqu'à quarante-cinq litres... Il y avait donc encore huit litres de carburant. Avec ça, j'aurais pu faire encore cent cinquante kilomètres... Mais c'est une étape symbolique que je vient de franchir. J'espère que chacun s'en rend bien compte !

Demain, pour mon cours de 8h, sachant que j'ai vingt-cinq minutes de marche, je pars à 7h35, pas avant... Allez hop, je suis comme ça moi... Un vrai fou !

Sinon, le témoin de ma réserve de carburant est orange. Il aurait pu être rouge...

Moi j'aime bien le train...

lundi 2 octobre 2006 à 23:00



Moi, je croyais que quand un conseil régional décidait d'acheter de nouvelles rames pour ses TER, il y avait tout plein de réunions, de pré-réunions, d'after-réunions, de commissions (avec des sous-commissions qui se chargerait des différentes tâches), un appel d'offre international...

Je m'imaginait que tout le monde s'énervait, que les gens tapait du poing, que l'opposition sortait communiqué sur communiqué pour dire que de son temps, il y « avait un consensus pour le modèle FG458 », que « ça coûte bien trop chére », que « l'âge du capitaine est du double de ce qu'on annonce »... À la fin de chaque journée, on verrait à la télé une interview de 15 secondes avec un politique en gros plan à la cravate desserrée qui accuse quelqu'un ou quelque chose de « ne pas jouer son rôle » ...

Et puis finalement, on y arriverait, et tout le monde se féliciterait...

Et à la toute fin, une belle campagne de communication avec réclames dans les journaux, annonces à la radio et homme-sandwichs dans la rue !

Mais en fait, non. Si on regarde comment est fait le site internet d'Alstom, ce n'est pas du tout comme cela que ça se passe !

Du tout du tout du tout

En fait, c'est bien plus simple (mais en même temps plus compliqué)

Imaginons que monsieur Duron (président du conseil régional de Basse Normandie) veuille renouveler les trains qui assure le trafic TER de sa région (la région lui appartient suite à l'erreur d'un notaire un peu éméché). Tout d'abord, il exclut Bombardier car il s'est fâché voilà plusieurs années avec un type dont le beau-frère était canadien... Il a aussi en travers de la gorge son échec à l'épreuve de philosophie du bac : « le sirop d'érable est il bon contre la toux ? ». Alors il se tourne vers Alstom parce que voilà, on va pas chercher pendant 150 ans...

Ce choix pris, il se lève de son tabouret style chambre d'étudiant, il prend son verre à moutarde remplie de café filtre (marque Grand mère) posé sur la toile cirée, il fait glisser ses chaussons avec un bruit insupportable vers son bureau, il enlève le gros dossier « Salaires » qui traînait sur sa chaise suite à son contrôle fiscal, il s'assoit, il pose son verre, il appui sur le bouton de démarrage de l'ordinateur, la machine se met en branle dans un vacarme de ventilateurs, il cherche la souris qui est entre un verre à vin vide et un reste de chausson aux pommes et au salami...

Pouf pouf

À propos, ça fait plusieurs semaines que je n'ai pas fait la vaisselle ! J'en arrive à faire ma vaisselle au fur et à mesure. Mais non pas juste après l'avoir sali mais juste avant... Je produit exactement la même quantité d'effort que si j'étais raisonnable... Sauf qu'au lieu d'avoir toute ma vaisselle bien rangé dans mon placard, elle est crade et empilée à coté de mon évier... Ça cloche quelque part... Il faudrait que je m'inspire de mon grande soeur et de son copain qui ont mis en place un système de nettoyage alternatif de la vaisselle avec un inverseur de rôle, un tableau d'équivalence, des calculs super compliqués, un chauffe-eau capricieux, et plein d'autres trucs qui font qu'il n'y a pas de vaisselle sale chez eux.

Ils prétendent tout deux qu'il ne font que faire la vaisselle après chaque repas. Moi, j'y crois pas. À mon avis il y un truc... C'est pas un lave-vaisselle, ou alors miniaturisé...

Mais je finirais bien par trouver une solution à mon problème de vaisselle.

Pouf pouf

Il lance Netscape Navigator et se connecte sur le site d'Alstom...

À partir de là, c'est pépére... Il navigue, il compare, il cherche, il regarde sur les forums ce qu'on dit sur tel ou tel modèle... Évidemment, dans la maison, tout le monde lui hurle dessus pour qu'il libère la ligne... Mais bon, c'est pas tout les jours qu'on achète des trains, non ? Bon, des fois, il se risque à aller dans la rubrique TGV en rêvant... Mais bon, il sait très bien que la carte bleu du conseil régional ne passerait pas !

Il achète sur internet parce que c'est moins chère mais la contrepartie, c'est qu'il ne peut pas essayer...

J'en vois qui me soupçonnent de prétendre que monsieur Duron ne serait pas très démocratique et qu'il déciderait tout seul ! Mais non voyons ! Car c'est monsieur Mouraret (le président de la commission des transport) qui choisit la couleur du train (en gros, il a le choix entre bleu et rose bonbon)... Il donne son choix sur Jabber...

Il finit par faire son choix définitif, il valide sa commande... Et puis voilà, c'est fait...

Ça arrivera par chronopost, et puis voilà.