Ça vit combien de temps un hérisson ?

mercredi 27 septembre 2006 à 19:52



Depuis ma fenêtre, je peux voir un parking (payant). Ce n'est que partiellement attractif au niveau distractions. Donc, quand il se passe quelque chose, croyez bien que ça m'intéresse. Ainsi, hier soir, j'ai assisté à un exploit (enfin moi je trouve) puisque trois voitures ont réussi, à elles toutes seules, à créer un embouteillage au milieu de ce parking... Entre celui qui n'arrivait pas à démarrer, celui qui voulait reculer pour aller à une place qui venait de se libérer et enfin celui qui était derrière tout ça et qui voulait s'en aller, plus personne ne pouvait avancer. Ça a bien durée au moins quinze secondes. Au bas mot !

Mais rassurez-vous, je ne fais pas un post pour parler uniquement de ça ! Ça serait insulter mon lectorat qui vient chaque jour découvrir le sens profond de la vie à travers une analyse pertinente des grands sujets de société. Et même plus, les jours de beau temps.

Ce n'est pas cet émouvant épisode de la circulation qui m'a motivé à prendre mon clavier. Non, c'est parce que, en fait, il y a un problème au niveau des drapeaux installés autour du parking en question. Cinq majestueux étendards flottent au gré du vent, tel de fiers guerriers assurant la grande destiné des nations normande, européenne et française. Mais un peu moins pour la nation d'Émile Loubet car il y a, dans l'ordre : un drapeau normand, un drapeau français, un drapeau européen, à nouveau un drapeau normand et pour clore, à nouveau un drapeau européen. Faites le compte : il y a deux drapeaux normands, deux drapeaux européens, mais un seul drapeau français !

Vous ne voyez ce que cela veut dire ?

C'est pourtant clair !

La mairie de la ville de Lisieux (où je suis) n'a pas d'autre ambition que de devenir la capitale de la Normandie, qui deviendra sous peu indépendante par rapport à la France et qui rentrera dans l'Union Européenne...Autrement dit, d'ici peu de temps, Lisieux sera la capitale d'un nouvel état... Dit encore d'une autre façon, je vais habiter en plein centre-ville d'une capitale mondialement connu (comme étant la plus moche) et sûrement à deux pas du futur palais présidentiel (à défaut, à proximité du secrétariat délégué à la valorisation des mouchoirs en papier usagés)...

La classe, quoi... Mes parisiens de lecteurs vont être jaloux, je le sens ! Nananère !

Un dromadaire, ça va, un chameau, bonjour les dégâts !

vendredi 22 septembre 2006 à 17:26



Le Dieu de la vaisselle existe. Ce qui s'est passé cette nuit ne peut pas être un hasard ! Le Dieu de la vaisselle (je ne connais pas son p'tit nom, donc je me répète) a décidé de me punir.

Je m'explique.

Dans mon petit dix-huit mètres carrés, la cuisine possède un évier-plaque de cuisson-plan de travail-emplacement de frigo. Le frigo est donc situé sous les plaques de cuisson et en même temps sous le plan de travail qui est lui même l'endroit où je mets la vaisselle en attente d'être lavé dans l'évier qui est tout juste à coté. Ça serait plus simple avec un dessin mais j'ai pas envie.

Hier soir, j'ai laissé une tasse avec le reste de vaisselle. Il y a avait une petite cuillère dedans. En posant la tasse, le bout supérieur de la cuillère (celui qui dépassait par le haut de la tasse) est venu s'appuyer contre la poële qui elle même était en équilibre sur un tas de couvert.

Puis, je me suis couché.

À ce moment, le dieu de la vaisselle est venu (sans me réveiller) et a fait des trucs que même les gars de C'est pas sorcier ne comprennent pas.

Juste après le départ de Roger (on dirait que le dieu de la vaisselle, y s'appelerait Roger), mon frigo s'est mis en route, comme il le fait régulièrement, cela ne veut pas dire qu'il se lève, qu'il prend son sac à dos, et qu'il va faire du stop sur la nationale (pardon, la départementale), non non non, c'est juste qu'il démarre son moteur afin de garder au froid, trois yaourts, un reste de cake au thon, un tube de mayonnaise, deux bocal [bocaux] à cornichons (je tiens une explications logique à la présence de DEUX bocals [bocaux] à cornichons dans mon frigo), des oeufs, de la crème fraîche et d'autres trucs à manger... Qui dit moteur, dit mouvement et donc vibrations, de sorte que le plan de travail fait vibrer la poële et la petite cuillère à travers la tasse et les couverts.. D'ordinaire, ces vibrations n'ont aucun impact (à moins d'être chiant)... Sauf que le dieu de la vaisselle (enfin Roger, quoi) avait fait quelque chose, je ne sais vraiment pas quoi, qui a fait que cela a provoqué un boucan pas possible. Le bruit provoqué par le frottement entre la petite cuillère et la poële est en effet à peine inférieur à celui d'une cornemuse. Ce qui est assez considérale.

Voir exagéré.

Mais c'est en tout cas suffisant pour me réveiller et me faire quitter en plein milieu de la nuit ma couette douillette pour séparer les deux bouts de métal.

Mais j'ai compris la leçon, dorénavant, je dispose convenablement la vaisselle de façon à ce qu'elle ne fasse pas de bruit.

C'est quoi le nom de la maladie qui fait qu'on est incapable d'évaluer la cuisson des pâtes ?

jeudi 14 septembre 2006 à 21:54



J'ai du mal à être en phase avec le temps. C'est un fait : je fais de la photo en argentique ; j'étudie la reliure traditionelle alors que les méchants américains lancent google print ; J'ai à peine entrepris d'essayer d'imposer dans mon entourage le terme de « surdose » à la place d' « overdose » que j'apprends qu'on dit une O. D. (prononcez /odé/)...

Donc j'ai de sérieux problèmes.

Mais je me soigne !

Aussi, j'essaye de prendre les devants : conscient que l'être humain du vingt et unième siècle doit aller toujours plus vite (connexion internet par fibre optique pour lire deux courriels par semaine, tapis roulant très rapide de la gare montparnasse, Laure Manaudou...), j'ai pris une initiative ce matin, alors que j'étais en avance. Je m'apprêtais à me nettoyer les oreilles (à l'aide d'un coton tige, le tisonnier étant chez le garagiste), et je voyais ma brosse à dent... Sachant que juste après, j'allais me brosser les dents... Je me suis dit que c'était l'occasion ou jamais d'innover. Je prend alors alors la brosse dent et sa noisette de dentifrice dans une main et le coton tige dans l'autre. Et... Bah oui, on était encore que le petit matin... Donc tout s'enchaîne, tout va trop vite... Et c'est le drame, je me trompe : j'envoie le coton tige dans la bouche, et la brosse à dent dans l'oreille... Bon tant pis... Raté pour cette fois...

Demain, j'essaye de me raser et de découper en rondelles le concombre qui traîne depuis un moment dans mon frigo... En cas d'erreur, ça ne sera pas trop grave...

La semaine dernière, j'ai eu l'occasion de souffler dans une cornemuse. Ça a évoqué en moi des sensations complètement nouvelles !

lundi 4 septembre 2006 à 21:11



Tout le monde va être d'accord, l'heure est à l'incertitude générale : Hamlaoui Mekachera sera-t-il toujours ministre des anciens combattants à la fin du mois ? Va-t-on avoir un Noël avec de la neige ? Qu'est ce que je vais manger ce soir ? Que va devenir le Proche-Orient ? (et le Loin-Orient, j'en parle même pas), comment résoudre le problème de mon évier qui fuit ? Est ce que mon emploi du temps va être tout pourri ? ...

Pourtant, on peut trouver refuge dans certaines grandes valeurs qui rassurent sur l'avenir. Ainsi, aujourd'hui, j'ai découvert que le camenbert titulaire de la médaille d'or du Concours Général Agricole 2006 de Paris est plus cher que le camenbert titulaire de la médaille de bronze du même concours. Enfin un peu de normalité dans ce monde... Mais bon, on est bien d'accord, il n'en faut pas trop (de normalité), sinon, ça deviendrait monotone... C'est pour ça que les boites à thé vides sont plus chéres que les boites à thé pleines...