L’été revenant, pardon, la canicule revenant (oui, c’est marrant, depuis quelques temps, dès qu’on a un été pas pourri, c’est une canicule…), j’en ai profité pour aller à la mer, en Bretagne, entre Cancale et Saint Malo (non, je ne peut pas être plus précis) avec une blogeuse [http://lostlou.free.fr/] fort sympathique et drôlement jolie, mine de rien. Ce qui aurait dût être une journée de réjouissance, de repos, de détente s’est transformé en un colloque sur les différentes méthodes utilisées dans le cadre d’activité récréatives enfantines à la plage. Je vous présentes ici un résumé succinct de cette harassante journée de travail.

Prenez une petite fille et mettez la sur une plage de sable grossier. Aussitôt, elle cherchera un endroit pour faire du « sable tout doux ». Cela consiste à trier le sable avec une méthode qui se rapproche de celle des chercheurs d’or afin d’avoir du sable très très très fin. Tellement fin qu’il en devient tout doux. La méthode en question est très compliqué à maîtriser… Tellement compliqué que les petites filles de vingt ans ne se souviennent de rien. Ou de si peu, en tout cas : « si si on faisait comme ça je crois, non, c’est pas ça, attend, si, non, de toute façon, faut un endroit avec de la terre… » Pour le rendement, comptez deux cent grammes pour trois semaines de vacances. Alors que si vous mettez un petit garçon sur la même plage de sable grossier, il utilisera directement un tamis. Là, le rendement, c’est deux ou trois kilos la première journée (après, il s’emmerde) mais bon, c’est même pas du sable doux. Tout juste un peu dégrossit. Alors, sable tout doux mais en petite quantité, ou sable juste dégrossit mais en grande quantité ? Camarade, choisis ton camp et va te battre avec ceux du camp d’en face !

L’imbécile de service va nous dire sur la plage, il n’y a que de l’eau, du sable, des enfants (petits et grands) et du sel pour relever le goût. Et bien non, il y a une myriade d’accessoire qui permettent de distinguer l’enfant du colleur d’étiquette « fabriqué en France » de celui du chef d’équipe, de celui du responsable du bâtiment B48, de celui de l’ingénieur en chef, de celui du directeur, de celui du propriétaire de l’entreprise « Râpe à fromage S. A. ». Pour que tout le monde comprenne, Dieu a bien fait les choses : l’enfants du colleur d’étiquette « fabriqué en France » n’ont aucun accessoire, tandis que celui du propriétaire de l’entreprise « Râpe à fromage S. A. » a tout les accessoires possibles et imaginables à sa disposition. En entre les deux, les enfants ont plus ou moins d’accessoires en fonction de la place de leur parents dans la hiérarchie. En clair, certains nantis ont des moules pour faire les créneaux de châteaux alors
que le petit peuple doit se contenter de ses mains...

Je me souviens, quand j’étais petit, il y avait toujours un ou une bande de salopards plus grands que moi qui détruisait mon château de sable dont la construction m’avait pris toute une après-midi ! Vraiment des enflures ceux là ! Et puis pas plus tard qu’en juin dernier, j’ai pris un malin plaisir à détruire un petit machin en sable sûrement fait avec fierté et opiniâtreté par un petit enfant (vous savez les machins qui courent partout et qui font du bruit). J’étais pas tout seul… On m‘avait poussé à la faire… J’aurai été tout seul, je ne l’aurai sûrement pas fait. Ce n’est donc pas de ma faute, mais de la personne qui m’a poussé à le faire (et qui l’a fait avec moi). Envoyez moi les insultes, je transmettrais !

Après une après midi passé sur une plage, vient l’heure du bilan et ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent : « y a du sable partout » ; « qu’est ce qu’on fait, on rentre ou bien on va manger en ville ? » « tiens, en fait, la marée était montante / descendante » ; « on aurait dût apporter une pelle, ça aurait quand même plus pratique, ou même louer une pelleteuse… C’est bête, on y pense jamais… »…

En bref, même si les fraises ne poussent pas sur la plage, la mer, c’est bien sympathique ! Je met 9/10.

NB : Normalement, j’aurais dût écrire cette note avec Lou [http://lostlou.free.fr/], mais finalement, après avoir longuement attendu une réponse à mes premières propositions, j’ai eu droit à un : « ah oui mais non c’est trop tard j’ai plus envie maintenant »… Donc je l’ai faites tout seul. Na !