« ton blog [badablam] il tue trop ! Il est excellent » d’après un contact de Cousine Cassandre

lundi 24 juillet 2006 à 18:04



Le monde de la culture sait faire preuve d’un véritable anticonformisme. C’est là que naissent les petites révolutions quotidiennes qui font que l’humanité avance à grands pas, même si on ne sait pas trop où elle va… Au moins, l’humanité va quelque part, elle ne reste pas les bras ballants à attendre qu’on lui dise de les mettre dans ses poches. C’est aussi dans le monde de la culture que naissent les petites résistances qui font que le monde reste là où il doit être, sans aller on ne sait pas trop où. Mieux vaut être prudent que trop téméraire, à s’engager dans des chemins inconnus, on pourrait faire de mauvaises rencontres ou tout simplement se perdre (on aurait pas l’air fin, tiens !).

Ainsi, après avoir découvert le mois dernier qu’il existait encore dans certains appartement des bidets, j’ai découvert avec stupéfaction (et une pointe d’amusement, il faut bien le dire) que les toilettes du personnel du théâtre d’Alençon étaient équipées, non pas de papier toilettes en rouleau comme partout, mais de papier toilettes feuilles à feuilles ! Quel choc !

Saluons cet acte de résistance au rouleau compresseur culturel du papier toilette en rouleau ! Sauvegardons la diversité culturelle jusque dans les moindres petits coins… Et méprisons (au moins pour trois semaines) les Têtes Raides qui disent « [avoir] apprécié de jouer avant Johnny [Hallyday] » au festival des Vieilles Charrues alors que Johnny ne vaut pas plus qu’un excrément de Raphael emballé dans du papier toilette en rouleau !

Sinon, les gens à qui j’ai proposé d’aller au festival du Couvre Feu, près de Nantes, vous êtes toujours partants ?

Vieux dicton breton : « mer qui monte, chaussures qui mouillent »

lundi 24 juillet 2006 à 00:09



L’été revenant, pardon, la canicule revenant (oui, c’est marrant, depuis quelques temps, dès qu’on a un été pas pourri, c’est une canicule…), j’en ai profité pour aller à la mer, en Bretagne, entre Cancale et Saint Malo (non, je ne peut pas être plus précis) avec une blogeuse [http://lostlou.free.fr/] fort sympathique et drôlement jolie, mine de rien. Ce qui aurait dût être une journée de réjouissance, de repos, de détente s’est transformé en un colloque sur les différentes méthodes utilisées dans le cadre d’activité récréatives enfantines à la plage. Je vous présentes ici un résumé succinct de cette harassante journée de travail.

Prenez une petite fille et mettez la sur une plage de sable grossier. Aussitôt, elle cherchera un endroit pour faire du « sable tout doux ». Cela consiste à trier le sable avec une méthode qui se rapproche de celle des chercheurs d’or afin d’avoir du sable très très très fin. Tellement fin qu’il en devient tout doux. La méthode en question est très compliqué à maîtriser… Tellement compliqué que les petites filles de vingt ans ne se souviennent de rien. Ou de si peu, en tout cas : « si si on faisait comme ça je crois, non, c’est pas ça, attend, si, non, de toute façon, faut un endroit avec de la terre… » Pour le rendement, comptez deux cent grammes pour trois semaines de vacances. Alors que si vous mettez un petit garçon sur la même plage de sable grossier, il utilisera directement un tamis. Là, le rendement, c’est deux ou trois kilos la première journée (après, il s’emmerde) mais bon, c’est même pas du sable doux. Tout juste un peu dégrossit. Alors, sable tout doux mais en petite quantité, ou sable juste dégrossit mais en grande quantité ? Camarade, choisis ton camp et va te battre avec ceux du camp d’en face !

L’imbécile de service va nous dire sur la plage, il n’y a que de l’eau, du sable, des enfants (petits et grands) et du sel pour relever le goût. Et bien non, il y a une myriade d’accessoire qui permettent de distinguer l’enfant du colleur d’étiquette « fabriqué en France » de celui du chef d’équipe, de celui du responsable du bâtiment B48, de celui de l’ingénieur en chef, de celui du directeur, de celui du propriétaire de l’entreprise « Râpe à fromage S. A. ». Pour que tout le monde comprenne, Dieu a bien fait les choses : l’enfants du colleur d’étiquette « fabriqué en France » n’ont aucun accessoire, tandis que celui du propriétaire de l’entreprise « Râpe à fromage S. A. » a tout les accessoires possibles et imaginables à sa disposition. En entre les deux, les enfants ont plus ou moins d’accessoires en fonction de la place de leur parents dans la hiérarchie. En clair, certains nantis ont des moules pour faire les créneaux de châteaux alors
que le petit peuple doit se contenter de ses mains...

Je me souviens, quand j’étais petit, il y avait toujours un ou une bande de salopards plus grands que moi qui détruisait mon château de sable dont la construction m’avait pris toute une après-midi ! Vraiment des enflures ceux là ! Et puis pas plus tard qu’en juin dernier, j’ai pris un malin plaisir à détruire un petit machin en sable sûrement fait avec fierté et opiniâtreté par un petit enfant (vous savez les machins qui courent partout et qui font du bruit). J’étais pas tout seul… On m‘avait poussé à la faire… J’aurai été tout seul, je ne l’aurai sûrement pas fait. Ce n’est donc pas de ma faute, mais de la personne qui m’a poussé à le faire (et qui l’a fait avec moi). Envoyez moi les insultes, je transmettrais !

Après une après midi passé sur une plage, vient l’heure du bilan et ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent : « y a du sable partout » ; « qu’est ce qu’on fait, on rentre ou bien on va manger en ville ? » « tiens, en fait, la marée était montante / descendante » ; « on aurait dût apporter une pelle, ça aurait quand même plus pratique, ou même louer une pelleteuse… C’est bête, on y pense jamais… »…

En bref, même si les fraises ne poussent pas sur la plage, la mer, c’est bien sympathique ! Je met 9/10.

NB : Normalement, j’aurais dût écrire cette note avec Lou [http://lostlou.free.fr/], mais finalement, après avoir longuement attendu une réponse à mes premières propositions, j’ai eu droit à un : « ah oui mais non c’est trop tard j’ai plus envie maintenant »… Donc je l’ai faites tout seul. Na !

Bon, tu réponds à mon courriel ? Et à mon sms ? Sinon, je ne t’envoie pas de carte postale ;-)

jeudi 6 juillet 2006 à 17:19



Faites place au progrès : c’est ce qui semble animer les élues d’Alençon ! Après la création de ronds points, les Alençonnais ont eu droit à un système de gestion des priorités pour intersections révolutionnaire : le carrefour à sens giratoire ! Pas spécialement différent du rond point mais bien pratique pour les rédacteur des livre de Code de la route qui, soucieux de la beauté de la langue française, ne veulent pas se répéter.

Hors donc, à Alençon comme partout, on fait des ronds – points. Bah oui, ya pas que dans vos bleds paumés qu’on fait des ronds points, dans le mien aussi, ça tournicote sévère. C’est à croire que les commerciaux qui vendent les ronds points sont particulièrement efficaces, Dassault devrait les embaucher pour vendre ses Rafales… J’en profite juste pour signaler que la ville de Flers a le mérite de ne pas faire comme tout les monde et de faire des polygone-points… C’est comme un rond-point, mais avec des bouts pointus pour empêcher les connards en 205 GTI de rouler à quatre vingt dix kilomètres à l’heure dedans. Et ça marche en plus.

A Alençon, disais-je, avant d’être interrompu par moi même, un rond point a récemment été construit, à la place de feux tricolores. Sur la route principale de l’intersections se trouvaient deux files : une pour aller tout droit, et une pour aller à gauche et tout droit (il n’y avait rien à droite, c’est pour ça qu’il n’y avait pas moyen d’y aller), et ceci signalé par une signalisation horizontale (des flèches peintes sur la chaussé). Les deux files ont été conservées avec le rond point. La flèche pour la file qui permet d’aller tout droit aussi. Mais, aux abords du rond-point ont été aménagées des bandes cyclables qui commencent au niveau de la flèche dernièrement citée, ce qui fait qu’à cet endroit, les voitures doivent faire un léger écart vers la gauche afin d’être comme il faut dans la file.

Le problème, c’est que la flèche date de l’époque des feux tricolores et donc ne prend pas en compte l’existence nouvelle de la bande cyclable ! Cette flèche n’est donc pas parallèle à la voie sur laquelle on circule et est même légèrement décalé à droite ! En clair, ça manque d’exactitude !

« Et alors », va t’on me dire, « pas de quoi fouetter un chat » (où même n’importe quel autre bestiole)… Peut être, mais moi, ça m’amuse de le relever… Et apparemment, je suis pas le seul (cent soixante sept visiteurs uniques au mois de juin et même deux cent soixante douze au mois de mai, pas si mal, je trouve)…



Juste une petite pensée pour la personne arrivée sur mon blog après avoir cherché « accessoires masochistes » sous Google…