Le « développement durable » est à la mode, on nous parle d'écologie à toutes les sauces et les hypermarchés Leclerc se vantent d'avoir été les premiers à bannir les sacs plastique à usage unique distribués par paquets de douze au caisses.

C'est très bien. Bravo.

Mais (vous avez vu, pour une fois, je viens assez rapidement là où je veux en venir, je passe pas trois heures à parler d'autre chose comme j'ai des fois l'habitude. Je pense que je serai bientôt au point pour faire des billets net, objectifs, concis... Quoique, à la réflexion, c'est pas pour demain, et puis de toute façon, ce serait bien dommage) ces mêmes hypermarchés Leclers (oui, à l'origine, j'ai commencé une phrase), pour l'achat d'UN billet pour le festival de bédés d'Angoulême, délivrent (attendez, je recompte) QUATRE tickets de caisse en papier thermique qui se recycle mal (voir pas du tout).

Le ticket de caisse lui même, le ticket de carte bleu, un bout de papier pour me dire qu'il y a 10% de réduction sur le rayon parfumerie et un bon de participation à un tirage au sort. Et encore, j'imagine que si j'avais un carte de fidélité, j'aurai eu encore deux trois bouts de papier pour me dire pleins de belles choses comme des offres réservées exclusivement à moi tout seul ou encore le nombre de points que j'ai accumulé (c'est à dire pas beaucoup... Je me demande toujours qui possède les milliers de points nécessaire pour avoir le caméscope ou le robot de cuisine multifonction),

Ça fait quand même près de 400 centimètres carré de papier... Soit environ trois arbres (oui, j'exagére un peu) qu'on aurait pu sauver...

À comparer avec le « ticket de caisse » que j'ai eu dernièrement sur le marché : un petit bout de papier parfaitement recyclable déchiré, d'environ soixante-cinq centimètres carré, où le détail de mes achats est écrit à la main, et avec un crayon à papier. Je peux donc effacer ce qui est écrit et réutiliser le bout de papier, ou, si je suis trop feignant, le mettre à recycler...

Enfin voilà quoi.