On a bien le droit de rêver quand même...
lundi 27 mars 2006 à 17:03 :: Lien permanentAttention, gros moyens aujourd'hui ! J'ai emprunté l'appareil photo numérique de ma Cousine ! Chouette alors !
J'avais dis à Mélie il y a bien longtemps que je lui raconterais ma rue quand elle m'aura raconté la sienne.
Ce qu'elle a fait.
Par contre, moi, je n'ai pas (encore) vraiment raconté la mienne... J'avais juste esquissé la rue d'à coté, parce que la mienne n'était soit disant pas intéressante. Et aujourd'hui, je ne vais toujours pas raconter ma rue mais celle que j'imagine. Bah oui, mon lycée est fermée donc je n'ai que ça à faire. Mais je vais l'imaginer comme dans un rêve... Quand se cerveau se raccroche à des trucs et des machins réels mais invente aussi n'importe quoi...
Alors, c'est vrai qu'il y a un arrosoir géant près de chez moi, mais il n'y a pas de bistrot qui s'appelle comme ça. Ya bien un théâtre, mais le programme ne me dis rien, c'est pas du théâtre populaire, encore moins de tréteaux. L'Hôtel de ville est bien tout près, mais je déteste le maire. J'étais en vacances dans un village en 1996 où il n'y avait, comme attraction, qu'une épicerie tenu par deux petites vielles frangines de quatre-vingt et quelque années...
Bon, j'arrête de raconter avant de raconter... Je raconte ma rue telle que je l'imagine...
Elle est pas très grande, pas très droite, voir pas droite du tout. Elle est étroite, il n'y a pas de grand espace.
Il n'y a aucun immeuble pareil, il y a des bouts de constructions dans tout les sens : chaque génération a agrandi , « amélioré »... Il n'y a pas de vrai limite entre le territoire privé et le territoire public. Il y a des câbles électriques dans tout les sens.
Il y a des petits passages, sous des immeubles, entre deux immeubles.
Au milieu de tout ça, il y a l'Arrosoir, un p'tit bistrot du matin, du midi, du soir, et même de la nuit (André, le patron a un arrangement avec le sous préfet qui se trouve être le beau frère du voisin d'un cousin à lui). C'est un petit bar sympathique, où la pression est pas chére et où les chocolats chauds sont fait avec du vrai lait et du vrai chocolat. C'est pas une petite gargote, c'est assez grand... Et si on prévient suffisamment à l'avance, André peut organiser les repas de mariage ou de communion ou de rien du tout. Il y a un billard français, les joueurs se réunissent tout les mardis soir. Et la veille tout ceux qui veulent viennent avec leur jeux de société. Il y a un flipper gratuit... Et ça, c'est bien ! Les mercredis soir, les élèves et les profs de l'école de musique (qui n'est pas dans ma rue mais qui n'est pas loin) viennent faire de la musique avec leurs machins à bruits. Ils en ont un peu marre des partitions, du solfège, et du reste... Alors ils se lâchent : ils chantent des chansons paillardes, du Brel, du Brassens, ils improvisent, ils boivent sans compter vu que c'est pas chère... Et tout le monde boit pour pouvoir les suivre... Ça change de la musique conceptuelle qu'on ne comprend pas quel que soit les efforts de compréhension que l'on déploie, ici, il suffit laisser faire l'alcool (celui qui rend joyeux).
Dans ma rue, il n'y a pas de cirrhose. Ça n'existe pas. C'est ce que tout le monde dit en tout cas, moi, je m'adapte. Il y a juste un médecin. Des fois, on va le voir... Des fois, il nous envoi à l'hôpital, à l'autre bout de la ville, des fois, on en revient, d'autre fois pas... Alors tout le monde va au cimetière qui surplombe la rue.
D'autres fois, on y va pour profiter de l'ombre des arbres l'été, vers midi, quand dans ma rue, il n'y a pas d'ombre, le soleil étant au zénith, Car oui, dans ma rue, il n'y a pas d'arbres. Il y a bien Josephine et Constantine qui se sont fait chacune un jardin. Constantine habite coté pair et Josephine coté impair, ou l'inverse, je sais plus ! Toujours est il que les deux retraitées agricoles ont chacune recréé un bout de jardins sur leurs grands balcons. Elles semblent animés par un esprit de compétition, alors elles en rajoutent dans le thuya, dans les géraniums lierres qui descendent du deuxième étage au rez-de-chaussée, dans les pavés auto-bloquants posé par le gars Jean-Pierre (celui qui est veuf et qui passe son temps à rendre de gros services). Il y aussi les touches exotiques, avec le palmier, ou l'olivier (on est en Normandie)... Mais bon, tout ça ne fait pas vraiment d'ombre.
Alors, comme je viens de le dire, on va au cimetière où on dérange les amoureux. Le cimetière est juste à coté de l'église. Il n'y a que madame Michut qui y va tout les dimanches (à l'église). À chaque fois, elle prie bien pour toute sa rue. Tout le monde s'en fout, mais ça n'empêche, tout le monde trouve Madame Michut très gentille.
Donc ma rue, il y a un théâtre. Il paraît très grand, très beau, sûr qu'il y en a des comme ça à Paris. Tout les samedis soir, il y a quelque chose.
Des fois, on projette un film (la dernière fois, c'était Le Clan des siciliens avec Jean Gabin, Lino Ventura et Alain Delon).
Ou bien on joue une pièce sur une scène fait avec des tréteaux emprunté au magasin de quincaillerie et à chaque fois, l'aimable commerçant dit : « Faudrait me les acheter les tréteaux, ça serait quand même plus simple et ça ferait marcher le commerce ! ». Patrice Miranado prépare Cuisine et dépendance avec ses élèves.
Ou bien encore on organise une causerie. Enfin, on ne les reprendra que quand le père Roger se sera remis des coups que lui a donné le père Bignon suite à leur désaccord sur la nouvelle Politique agricole commune... On en refera pas des sujet comme ça, d'ailleurs, ça avait barbé tout le monde, sauf le père Roger, et le père Bignon. À chaque fois, on est un peu serré, parce qu'il parait grand comme ça le théâtre mais en fait, à l'intérieur, c'est tout petit.
Le maire habite dans ma rue. Et de fait la mairie est dans ma rue, car elle a brûlée voilà deux ans (sans faire de victime (ni humaines, ni matérielles), à part le bâtiment en lui même et les archives de la gestion des bordures de trottoirs, c'est pour ça que c'est le bordel dans la ville au niveau des bordures de trottoirs) et finalement, elle est « provisoirement » dans une caravane garée devant chez monsieur le maire.
Il y a une épicerie qui vend à peu près de tout (du Fernet Branca, des pommes de terres, des stylos billes, des piles qui tiennent pas deux minutes dans un APN, des tondeuses à moutons, des places pour le théâtre...) tenue par les deux soeurs jumelles Rivera (Anabelle et Rose) agées de 84 ans chacune. L'épicerie fait aussi pharmacie et salon de coiffure. Il y a une pompe à essence (la citerne de la pompe n'a jamais été remplie depuis 1937 mais elle ne s'est jamais vidé non plus. Personne n'a jamais cherché à comprendre, et à mon avis, vaut mieux pas) qui ne se remet pas à zéro, il faut faire une soustraction à chaque fois que l'on prend de l'essence pour annoncer aux soeurs Rivera la quantité qu'on a pris. Mais bon, elles sont quand même sympa, elle mettent à disposition des feuilles et un crayon si on a du mal à faire le calcul de tête.
Grosso modo, voilà la rue que j'imagine le soir, dans mon lit, quand je n'arrive pas à dormir, qu'il fait beau, et que je me dis que j'avais promis une réponse sérieuse à Mélie....
J'arrive pas à savoir si ce que je viens de faire est bien, ou pitoyable ou encore si j'ai pété le plombs...
J'avais dis à Mélie il y a bien longtemps que je lui raconterais ma rue quand elle m'aura raconté la sienne.
Ce qu'elle a fait.
Par contre, moi, je n'ai pas (encore) vraiment raconté la mienne... J'avais juste esquissé la rue d'à coté, parce que la mienne n'était soit disant pas intéressante. Et aujourd'hui, je ne vais toujours pas raconter ma rue mais celle que j'imagine. Bah oui, mon lycée est fermée donc je n'ai que ça à faire. Mais je vais l'imaginer comme dans un rêve... Quand se cerveau se raccroche à des trucs et des machins réels mais invente aussi n'importe quoi...
Alors, c'est vrai qu'il y a un arrosoir géant près de chez moi, mais il n'y a pas de bistrot qui s'appelle comme ça. Ya bien un théâtre, mais le programme ne me dis rien, c'est pas du théâtre populaire, encore moins de tréteaux. L'Hôtel de ville est bien tout près, mais je déteste le maire. J'étais en vacances dans un village en 1996 où il n'y avait, comme attraction, qu'une épicerie tenu par deux petites vielles frangines de quatre-vingt et quelque années...
Bon, j'arrête de raconter avant de raconter... Je raconte ma rue telle que je l'imagine...
Elle est pas très grande, pas très droite, voir pas droite du tout. Elle est étroite, il n'y a pas de grand espace.
Il n'y a aucun immeuble pareil, il y a des bouts de constructions dans tout les sens : chaque génération a agrandi , « amélioré »... Il n'y a pas de vrai limite entre le territoire privé et le territoire public. Il y a des câbles électriques dans tout les sens.
Il y a des petits passages, sous des immeubles, entre deux immeubles.
Au milieu de tout ça, il y a l'Arrosoir, un p'tit bistrot du matin, du midi, du soir, et même de la nuit (André, le patron a un arrangement avec le sous préfet qui se trouve être le beau frère du voisin d'un cousin à lui). C'est un petit bar sympathique, où la pression est pas chére et où les chocolats chauds sont fait avec du vrai lait et du vrai chocolat. C'est pas une petite gargote, c'est assez grand... Et si on prévient suffisamment à l'avance, André peut organiser les repas de mariage ou de communion ou de rien du tout. Il y a un billard français, les joueurs se réunissent tout les mardis soir. Et la veille tout ceux qui veulent viennent avec leur jeux de société. Il y a un flipper gratuit... Et ça, c'est bien ! Les mercredis soir, les élèves et les profs de l'école de musique (qui n'est pas dans ma rue mais qui n'est pas loin) viennent faire de la musique avec leurs machins à bruits. Ils en ont un peu marre des partitions, du solfège, et du reste... Alors ils se lâchent : ils chantent des chansons paillardes, du Brel, du Brassens, ils improvisent, ils boivent sans compter vu que c'est pas chère... Et tout le monde boit pour pouvoir les suivre... Ça change de la musique conceptuelle qu'on ne comprend pas quel que soit les efforts de compréhension que l'on déploie, ici, il suffit laisser faire l'alcool (celui qui rend joyeux).
Dans ma rue, il n'y a pas de cirrhose. Ça n'existe pas. C'est ce que tout le monde dit en tout cas, moi, je m'adapte. Il y a juste un médecin. Des fois, on va le voir... Des fois, il nous envoi à l'hôpital, à l'autre bout de la ville, des fois, on en revient, d'autre fois pas... Alors tout le monde va au cimetière qui surplombe la rue.
D'autres fois, on y va pour profiter de l'ombre des arbres l'été, vers midi, quand dans ma rue, il n'y a pas d'ombre, le soleil étant au zénith, Car oui, dans ma rue, il n'y a pas d'arbres. Il y a bien Josephine et Constantine qui se sont fait chacune un jardin. Constantine habite coté pair et Josephine coté impair, ou l'inverse, je sais plus ! Toujours est il que les deux retraitées agricoles ont chacune recréé un bout de jardins sur leurs grands balcons. Elles semblent animés par un esprit de compétition, alors elles en rajoutent dans le thuya, dans les géraniums lierres qui descendent du deuxième étage au rez-de-chaussée, dans les pavés auto-bloquants posé par le gars Jean-Pierre (celui qui est veuf et qui passe son temps à rendre de gros services). Il y aussi les touches exotiques, avec le palmier, ou l'olivier (on est en Normandie)... Mais bon, tout ça ne fait pas vraiment d'ombre.
Alors, comme je viens de le dire, on va au cimetière où on dérange les amoureux. Le cimetière est juste à coté de l'église. Il n'y a que madame Michut qui y va tout les dimanches (à l'église). À chaque fois, elle prie bien pour toute sa rue. Tout le monde s'en fout, mais ça n'empêche, tout le monde trouve Madame Michut très gentille.
Donc ma rue, il y a un théâtre. Il paraît très grand, très beau, sûr qu'il y en a des comme ça à Paris. Tout les samedis soir, il y a quelque chose.
Des fois, on projette un film (la dernière fois, c'était Le Clan des siciliens avec Jean Gabin, Lino Ventura et Alain Delon).
Ou bien on joue une pièce sur une scène fait avec des tréteaux emprunté au magasin de quincaillerie et à chaque fois, l'aimable commerçant dit : « Faudrait me les acheter les tréteaux, ça serait quand même plus simple et ça ferait marcher le commerce ! ». Patrice Miranado prépare Cuisine et dépendance avec ses élèves.
Ou bien encore on organise une causerie. Enfin, on ne les reprendra que quand le père Roger se sera remis des coups que lui a donné le père Bignon suite à leur désaccord sur la nouvelle Politique agricole commune... On en refera pas des sujet comme ça, d'ailleurs, ça avait barbé tout le monde, sauf le père Roger, et le père Bignon. À chaque fois, on est un peu serré, parce qu'il parait grand comme ça le théâtre mais en fait, à l'intérieur, c'est tout petit.
Le maire habite dans ma rue. Et de fait la mairie est dans ma rue, car elle a brûlée voilà deux ans (sans faire de victime (ni humaines, ni matérielles), à part le bâtiment en lui même et les archives de la gestion des bordures de trottoirs, c'est pour ça que c'est le bordel dans la ville au niveau des bordures de trottoirs) et finalement, elle est « provisoirement » dans une caravane garée devant chez monsieur le maire.
Il y a une épicerie qui vend à peu près de tout (du Fernet Branca, des pommes de terres, des stylos billes, des piles qui tiennent pas deux minutes dans un APN, des tondeuses à moutons, des places pour le théâtre...) tenue par les deux soeurs jumelles Rivera (Anabelle et Rose) agées de 84 ans chacune. L'épicerie fait aussi pharmacie et salon de coiffure. Il y a une pompe à essence (la citerne de la pompe n'a jamais été remplie depuis 1937 mais elle ne s'est jamais vidé non plus. Personne n'a jamais cherché à comprendre, et à mon avis, vaut mieux pas) qui ne se remet pas à zéro, il faut faire une soustraction à chaque fois que l'on prend de l'essence pour annoncer aux soeurs Rivera la quantité qu'on a pris. Mais bon, elles sont quand même sympa, elle mettent à disposition des feuilles et un crayon si on a du mal à faire le calcul de tête.
Grosso modo, voilà la rue que j'imagine le soir, dans mon lit, quand je n'arrive pas à dormir, qu'il fait beau, et que je me dis que j'avais promis une réponse sérieuse à Mélie....
J'arrive pas à savoir si ce que je viens de faire est bien, ou pitoyable ou encore si j'ai pété le plombs...





















Commentaires
Fil RSS des commentaires1. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:55, par Pitijibé premier
2. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:55, par Pitijibé premier
3. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:56, par François
4. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:56, par Cousin
5. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:57, par Pitijibé premier
6. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:57, par Lippefi
7. Le mercredi 13 septembre 2006 à 22:57, par Cousin
Ajouter un commentaire