Avant l'arrivée de la grippe aviaire au pays de Pasteur, je m'en réjouissais d'avance, et ce pour deux raisons :

- on allait avoir des super promo sur le poulet et autres ovipares suite aux montagnes d'invendus provoqué par la psychose médiatique...
Mais non... Même confiné, le poulet moyen n'a pas vu son prix bouger à la baisse...

- les pigeons allaient être exterminé ! On verrait des affiches invitant à rejoindre les CLP (comité de lutte contre les pigeons) et les MEP (milice d'extermination des pigeons)... Dans les écoles, à la télé, dans les journaux, on nous expliquerait à quel point le pigeon est notre ennemi, qu'il faut l'exterminer sans états d'âme... Avec ça, en trois mois maximum, hop, plus de ces saloperies ! La ville enfin libéré !
Mais finalement, non, le pigeon ne serait pas un vecteur important du virus... Moi je dis que simplement pour le principe de précaution, il serait bon de les exterminer. Qui n'est pas d'accord avec moi ?

Par contre, un truc auquel je n'avais pas pensé. La grippe aviaire permet le rapprochement intergénérationel. C'est tout bête. La hantise actuelle du jeune standard (celui qu'on voit à la télé), c'est d'avoir affaire à un paire de moustachus de la maréchaussée en estafette ; principalement pour des problèmes de détention de substances interdites par les autorités compétentes. On craint alors n'importe quelle véhicule bleu, même quand on a rien à se reprocher (exemple, moi, il y a trois semaines où deux agents de la force public n'avait pas l'air de croire que j'allais juste rendre un dvd loué quelques heures plus tôt),

Tandis que pour le vieux de base, le gendarme est un copain, le « fils du gars Gérard », ou bien celui qui fait fuir les jeunes qui voudrait faire une « rave »,,, Du moins, jusqu'à maintenant...

Car aujourd'hui, chaque p'tit vieux de nos campagnes vit dans les craintes de l'arrivée d'une voiture de la DSV qui trouverait que leurs trois poules ne sont pas assez « confinées » (comme l'ont demandé les autorités tout aussi compétantes)... Alors, chaque vieux accueillera un jeune, et ensemble, il échangeront leurs astuces : le jeunes expliquera ses techniques pour passer un contrôle policier avec des trucs et des machins interdit (que le vieux réutilisera pour faire passer ses oeufs déclaré impropres à la consommation) et en échange, le vieux racontera ses mémorables aventures pendant la guerre où il allait chiper des pommes dans le verger de la Kommandantur (qui était à la place de l'actuelle préfecture) que le jeune adaptera à ses problèmes... (par exemple, rendre visite à la fille du préfet...)

C'est beau la solidarité intergénérationelle ...