Pourquoi il n'y a pas de roue de secours sur un vélo ?

lundi 18 mai 2009 à 12:44



En ces temps de crises, l'action politique devient un exercice difficile. En effet, qui dit crise, dit manque d'argent, et faire des trucs qui se voient et qui coûtent que dalle, c'est difficile. Et quand on y arrive, les gens râlent [1].

Bref, pour agir, il faut que ça ne coûte rien, que ça ne gène personne et que ce soit populaire. L'exercice est difficile.

Aussi, je tiens à apporter à la lumière du jour l'idée lumineuse qui m'est venu il y a plus d'une semaine [2]...

Le principe est simple, il s'agit de mettre fin à plus de 150 ans d'injustice flagrante. Personne ne s'est jamais élevé comme cet état de fait, comme si on ne pouvait rien y changer, comme s'il s'imposait à nous.

Bien sûr, il y a certaines choses auquel on ne peut rien faire, comme le tas de vaisselle sale dans mon évier, la composition du parlement européen, les inégalités sociales... Mais pour une fois, on peut faire quelque chose ! On peut enfin rendre justice.

Il est urgent d'agir... Cela n'a que trop duré, 150 ans, c'est long, surtout entre 75 et 89.

Depuis tout ce temps, les automobiles, les piétons, les hérissons, les vélos, les chars à boeufs, les chiens errants, les 4L [3], les petites mobylettes bleus, les PVR de toute les couleurs, les corbillards et j'en passe, doivent laisser passer les trains aux passage à niveau...

Révolutionnons le monde du transport et tournons toutes les barrières de passage à niveau de 90° afin que dorénavant, les trains s'arrêtent pour laisser passer les usagers de la route !

Nous mettrons fin à la dictature du train, qui depuis toujours impose son rythme à tous, bloquant chaque jours des millions de citoyens auto-transportés qui doivent attendre le passage de la plèbe rigolarde qui ne pense qu'à nous narguer... Mais la révolution est proche... Les beaufs conducteurs de 4x4 auront bientôt la priorité, car mon idée s'inscrit tout à fait dans la politique actuelle et, j'en suis sûr, le pouvoir se l'appropriera dans les jours qui viennent. Je ne pourrais alors que m'en réjouir...

Notes

[1] Pas plus tard que précédemment, des gens ont trouvé le moyen de râler contre le Service radiophonique d'information du gouvernement, qui remplace le service public de la radio, alors qu'il permet de rendre les choses transparentes...

[2] Oui, ce post aurait dû arriver il y a une semaine.

[3] Effectivement, les 4L n'entrent pas dans la catégorie « automobile », elles ont un statut à part qui fait notamment que le code de la route ne s'applique pas à elles.

Mince, on est déjà demain...

jeudi 26 mars 2009 à 00:39



Grâce à mon statut d'étudiant, il m'est permis d'accéder au Restaurant Universitaire, prononcez RU (comme le mot rue) pour faire jeune ou Resto U pour faire rétro [1]. Ça n'a l'air de rien, mais cela permet d'accéder à un vrai repas pour 2,85 €.

C'est un vrai repas, certes, mais avec fromage OU dessert... C'est ce qui explique le blocage actuel d'une partie de l'Université de Caen par de valeureux militants réclamant (entre autres) le passage à un repas à 2,85 € avec fromage ET dessert [2].

Mais de toute façon, la question n'est pas là. En effet, comment est-il possible de parvenir à une tel performance ? En effet, il faut bien me croire, c'est vraiment bon... Surtout quand on est passé par la nourriture infect de l'école primaire de la Ferrière Bochard...

Et bien, pour tout vous dire, c'est un ensemble de procédés extrêmement sournois que je résumerais par un unique exemple [3].

La semaine dernière, j'ai donc choisi comme dessert un fromage blanc avec une fraise à moitié plongée en plein milieu.

Tout va bien durant mon repas jusqu'au terrible moment où j'en viens au dessert. En attrapant la dite fraise, je m'aperçois avec stupeur qu'elle n'a jamais été plongée dans le fromage blanc, elle y flottait telle une fraise Tagada dans un thé vert à la menthe [4].

Il ne s'agissait pas d'une fraise mais seulement d'une demi-fraise !

J'ai été eu !

Bref, c'est en divisant le budget fraise par deux qu'ils arrivent à s'en sortir. Il faudrait aller plus loin et par exemple mettre seulement un demi-chef d'État à la tête des pays n'ayant pas de porte-avions nucléaire en état de marche...

Notes

[1] Je dis « rétro » et non pas « ringard » afin de ne pas froisser les vieux croûtons qui me lisent.

[2] Ou pas.

[3] Pour tout vous dire, c'est le seul que j'ai.

[4] Est ce que je critique vos goûts culinaires ? Non, alors laissez moi tranquille...

Plus un animal est mignon, plus sa viande est bonne... À vérifier sur les koalas et les oursons blancs.

lundi 12 janvier 2009 à 21:42



Depuis plusieurs année, je consomme hebdomadairement deux à trois avocats, ceci parce que j'aime bien ça (alors qu'avant je n'aimais pas, il faut que je me rattrape) mais aussi dans le but ultime de faire pousser un avocatier ; en effet, ce n'est pas une légende, il est bel et bien possible de faire pousser un avocatier à partir d'un bête noyau d'avocat acheté en promo à l'intermarché local, je connais quelqu'un qui m'a montré que cela est possible mais sans être capable de me dire comment [1], la théorie la plus probable étant que l'avocatier est une plante qui pousse spontanément, sans rien demander à personne, il faut donc une sacrée dose de chance pour que celui-ci pousse pile à l'endroit où on a planté un noyau d'avocat.

À partir de là, la méthode que j'ai adopté est assez empirique, on ne sais jamais, au cas où un quelconque phénomène pourrait favoriser la pousse d'un avocatier.

Et ce fut un succès. Pour en arriver là, j'ai agi scientifiquement. Bien évidemment, par acquis de conscience, j'ai consulté les forums spécialisés sur internet, où des rangées d'imbéciles crient à la face du monde leurs solutions miracles pour leur passe-temps insignifiant, qu'est la culture d'avocat, emballées de bons sentiments pour masquer leur esprit moqueur et le but de leur présence sur internet : fanfaronner, se glorifier devant la réussite qui est venue à eux, laissant l'échec sur nous autres, les délaissés de la destinée [2].

Quand j'ai compris qu'internet était une fumisterie, j'ai mis tous mes moyens au service de la seule vrai méthode scientifique que je suis en mesure de comprendre et donc d'appliquer, celle des shadock : « En essayant continuellement on finit par réussir. Donc : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche. » (Jacques Rouxel). Alors j'ai essayé. Plus d'une fois. Plein de fois, même.

Et finalement, ça a marché.

Au final, c'est un pot rempli de terre, arrosé régulièrement au printemps, presque pas en été, installé sur ma terrasse à l'ombre d'un arbre à papillon, dans une ville socialiste, avec une soucoupe et des gravillons de pierres de Caen dans le fond, insulté régulièrement qui a donné naissance à un avocatier [3]. Enfin ! Il en est aujourd'hui à six feuilles.

Malheureusement, un problème récurrent va bientôt se poser : que faire de ce pensionnaire quand je ne suis pas là ? Qui va l'arroser ? Souvenez vous, j'ai déjà eu ce problème avec un pied de menthe, lorsque j'habitais Lisieux. Je l'avais laissé en pension sur les hauteurs de la ville, loin de la populace gauchisante du fond de la vallée. Mais ce choix n'a pas eu l'air d'être le bon, puisque la malédiction s'est emparée de lui et a réduit ma menthe en une masse sèche complètement morte, tout comme ce qu'il y avait un mètre à la ronde : le lieu est maudit pour dix générations d'après le sorcier local [4].

Le plus simple serait d'adopter un écureuil (comme Spirou) et de le dresser pour arroser mon avocat lorsque je suis absent. Sauf que j'ai bientôt plus de noisettes, mes fournisseurs habituels s'étant reconvertis dans la figue...

Bref, je suis bien embêté...

Ah, et puis un jour, il faudra que je vous parle de mon nouveau pied de menthe...

Notes

[1] À ce propos, je vous conseille d'aller voir le site du quelqu'un en question : Australigator, en lien à droite, plutôt que de rester ici sur Badablam car, non seulement il écrit mieux, mais en plus, il a des trucs à raconter, donc bon, je peux pas faire le poids.

[2] Attention loin de moi l'idée de reprocher quoi que ce soit à ces gens.

[3] Il y avait aussi un noyau d'avocat dans la terre, mais ce serait hautement périlleux d'en déduire qu'il ait pu avoir une quelconque influence.

[4] Mais bon, il parait que c'est un charlatan.

Vingt-huit points

vendredi 2 janvier 2009 à 17:45



lettres

Lorsque le frein de mon vélo freine trop, ai-je le droit de dire qu'il est défectueux ?

vendredi 5 décembre 2008 à 23:55



Aujourd'hui, j'ai reçu un courriel de ma caisse d'allocation familiale me proposant de m'abonner gratuitement à sa newsletter intitulée « Vies d'étudiant ».

Pour tout vous dire, ce genre de littérature me laisse complètement de marbre, quand cela ne m'horripile pas.

Je n'ai en effet absolument rien à faire des « conseils » et des « astuces » que l'on me promet, qui seront totalement insipides et périmés.

Bref, je laisse filer, la loi n'autorisant pas en principe l'abonnement de par la volonté de la CAF : il faut une action de ma part. Si je ne fait rien, il ne se passe rien.

Ce point est d'ailleurs confirmé par l'avant-dernière ligne qui dit : « Pour vous abonner à Vies d'étudiant CLIQUEZ ICI ! »...

Mais à la dernière ligne, je trouve ceci : « Vous ne souhaitez plus recevoir d'emails de Vies d'étudiant, cliquez ici. ».

Réfléchissons.

Trois possibilités s'offrent à moi :

- Soit je m'abonne, en cliquant sur le premier lien.

- Soit je ne m'abonne pas, en cliquant sur le deuxième lien.

- Soit je ne fais rien.

Dans les deux premiers cas, ma action est claire. Mais dans le dernier, je me retrouve dans la situation d'être, à la fois, abonné et non-abonné.

La CAF vient de trouver une application dans la vie courante de l'expérience de pensée du chat de Schrödinger. Pour rappel, c'est le paradoxe qui veut que un chat enfermé dans une boîte fermée avec un dispositif qui le tue dès qu'il détecte la désintégration d'un atome d'un corps radioactif serait simultanément dans deux états : l'état mort et l'état vivant, ceci jusqu'à l'ouverture la boite, la probabilité d'une désintégration ayant une chance sur deux d'avoir lieu.

Bref, un truc auquel, non seulement, on ne comprenait rien [1], n'avait, en plus, aucune application dans la vie de tout les jours, étant donné qu'il ne s'appliquait qu'à la physique quantique.

C'est maintenant chose faite.

Le seul problème, c'est que si quelqu'un laisse sa question en suspens, le monde risque de finir, après un enchaînement d'aventures grandiloquentes à suivre sur Globalement Inoffensif, dans un trou noir tirant sur le marron.

Et comme je suppose que ce courriel n'a pas seulement été envoyé à ma petite personne mais aussi à de grands distraits, moi je vous le dit, c'est le moment de faire des provisions de sucre et de pommes de terre...

Notes

[1] Si vous ne me croyez pas, voici un extrait de l'introduction de l'article de Wikipedia sur le sujet : « La mécanique quantique est relativement difficile à concevoir car sa description du monde repose sur des amplitudes de probabilité (fonctions d'onde). Ces fonctions d'ondes peuvent se trouver en combinaison linéaire, donnant lieu à des « états superposés ». Cependant, lors d'une opération dite de « mesure » l'objet quantique sera trouvé dans un état déterminé ; la fonction d'onde donne les probabilités de trouver l'objet dans tel ou tel état. C'est la mesure qui perturbe le système et le fait bifurquer d'un état quantique superposé (atome à la fois intact et désintégré par exemple… mais avec une probabilité de désintégration dans un intervalle de temps donné qui, elle, est parfaitement déterminée) vers un état mesuré. Cet état ne préexiste pas à la mesure : c'est la mesure qui semble le faire advenir. Toutefois, la notion de mesure ou de bifurcation n'apparaît pas explicitement ni même indirectement dans le formalisme quantique, et les tentatives d'en faire surgir cette notion se heurtent à d'extrêmes difficultés. En conséquence, certains physiciens n'accordent aucune réalité physique au concept de mesure ou d'observation. Pour eux, les états superposés ne s'effondrent (ou ne « bifurquent ») pas, et l'état mesuré n'existe pas réellement. »

Le site internet des chemins de fer suisses est plus rapide pour donner les horaires des trains en France que le site de la SNCF...

jeudi 27 novembre 2008 à 00:06



La tendance à la baisse récente des prix du pétrole ne soulève pas l'enthousiasme. Tout ça parce que le prix, en étant trop bas, empêcherait la rentabilité des investissements nécessaires à certains endroits.

Bref, à terme, on aura plus de pétrole car les pétroliers n'auront pas creusé de nouveaux trous, suffisamment profonds et à temps, destinés à remplacer ceux actuellement exploités devenus alors vides comme un pluviomètre sous un parapluie.

Mais moi, je suis un éternel nostalgique. Aussi, les grands projets du futur [1], c'est pas que je m'en fiche, mais un peu quand même...

Non, dans cette affaire, ce qui me déçois, c'est qu'avec cette baisse des cours, c'est la mort des petits pétroliers artisanaux, ceux qu'on a toujours connus. Il ne survivront pas, écrasés sous les charges et les rires des marins-pécheurs.

Il sera bientôt fini ce spectacle bucolique et typique des ramasseurs de pétrole que l'on prenait plaisir à regarder en vacance à la mer, au même titre que les souffleurs de bouteilles en plastique ou encore les lécheurs de casseroles de Nestlé [2].

Ces honnêtes artisans, témoins de la vrai France, achetant au moins un camembert par semaine, vont laisser place à une bande de jeunes ingénieurs spécialisés dans le trou accompagnés de cohortes d'ouvriers creuseurs malodorants, pleins de revendications et n'ayant aucun respect pour le travail bien fait.

Mais bon, on va faire avec, parce que si on se met à boycotter le pétrole, on aura l'air fin, tiens !

Notes

[1] Comme extraire du pétrole sur Mars.

[2] Qui feront peut être l'objet d'un article ici-même.

Effet Obama : on prévoit un président noir aux prochaines présidentielles (si elles ont lieu) en Côte d'Ivoire...

jeudi 6 novembre 2008 à 12:07



Il en est des individus de par le monde qui râlent tout le temps comme des policiers municipaux de Caen, non seulement, ils ne servent à rien, mais en plus, il sont contre-productifs. En effet, en criant sur les toits que le monde va à sa perte, terrassé par l'échec de Ralph Nader [1] aux présidentielles américaines [2], la crise économique [3] et les périodes blanches de la SNCF tout les jours de la semaines le soir et le matin, il va finir par trébucher.

Non.

Nous devons fièrement relever la tête, snober les policiers municipaux juchés sur leur VTT, et aller de l'avant pour préparer le futur.

Et il y a des signes que ne trompent pas, qui montrent qu'avec de la confiance, on peut tout faire devenir possible.

Ainsi, pas plus tard qu'hier, j'ai fait mes courses. En raison du complot gouvernemental pour la hausse des prix, j'aurais dû faire commencer ma fin de mois dès ce matin.

Or, non.

Les dieux (ou un tout seul dans son coin) ont décidé (ou a décidé), voyant ma détermination à affronter l'avenir tant décrié, de m'aider.

Hier, à la caisse du l'Intermarché, mon demi kilo de brocolis originaire de Bretagne n'a pas été compté.

Oui, vous avez bien lu, 500 grammes de brocolis gratuit, comme ça... Presque sans rien faire, juste en allant de l'avant ; la magie du code-barre s'est opéré.

Qui aurait crue que le brocoli sauverait le monde ? Pas moi, en tout cas, mais je vais faire avec...

Notes

[1] Oui, Ralph, comme Ralph Wiggum, dans les Simpson.

[2] Pour les ignorants français, Ralph Nader est le Arlette Laguiller américain.

[3] La quoi ?

Il n'y a sûrement rien de plus triste qu'un petit avocat avec un énorme noyau...

jeudi 18 septembre 2008 à 12:52



Je n'aime pas le chauvinisme, les querelles de clochers, les batailles de celui qui a la plus grande place, les luttes par bulletins municipaux interposés pour savoir quels coteaux donnent le meilleur vin... Bref, les histoires de savoir qui du vélib' ou du vélov' est le mieux, quel village fait le moins mauvais vinaigre, qui est le moins plouc... Je crois que vous m'avez compris.

Bien évidemment, ne rentre pas en compte la supériorité manifeste de la Normandie par rapport à la Bretagne à travers son cidre, ses paysages, sa culture fromagère et tout le reste...

Bon, j'aime pas mais je m'en fiche un peu, sauf quand ça m'emmerde.

Or, il existe une méthode pour faire croire que le bourg des petites communes est plus grand qu'en vérité, et dont les municipalités abusent scandaleusement. Il suffit de placer les panneaux indicateurs d'entrées et de sortis d'agglomérations quelques centaines de mètres avant et après les limites effectives du bourg.

Sauf que le code de la route impose de rouler au maximum à 50 km/heure en agglomération. Résultat, on roule à une allure de parisien sur des lignes droites où il n'y a rien de rien, tout ça pour que le maire, du haut du premier étage de sa mairie, puisse voir son bourg se dérouler à l'infini jusqu'à l'horizon (oui, dans les régions de bocages, l'horizon arrive vite).

Voilà. Je sais, c'est un petit retour, je ne sais pas si ce sera mieux plus tard, on verra bien. Je suis désolé, mais en ce moment, ça vient pas...

Pour info, on peut faire fonctionner 16 666 ventilateurs de 60 watts avec une éolienne de 1 mégawatts à pleine puissance...

mercredi 7 mai 2008 à 17:53



Et sinon, à Caen, on ne passe pas notre temps à le perdre ! La preuve, quand on va au cinéma, on regarde deux films en même temps...

La semaine dernière, j'ai joué aux pogs...

mardi 15 avril 2008 à 12:20



Et j'ai gagné ! Mais là n'est pas le sujet de ce billet.

Comme vous l'avez sans doute remarqué, depuis sa création, Badablam est grossièrement copié. J'en ai déjà fait l'écho ici. Je pense notamment à « l'Académie numérique du Saucisson » d'Alain Lambert, ou encore au site du Syndicat des Fabricants d’Isolants Réflecteurs Minces Multicouches mais il y en a bien d'autre ! Je tiens néanmoins à spécifier que Globalement Inoffensif est lui un concurrent, acteur d'une saine émulation [1] !

Bref on veut exploiter le succès de Badablam [2]. Mais sans y parvenir. En effet, n'importe qui ne peut pas faire du Badablam. Par exemple, en cédant à la facilité, les pseudo-Badablameurs vont se lamenter sur le destin des biscottes beurrées et confiturées qui tombent systématiquement sur le mauvais coté. C'est bien joli de se plaindre, mais ça ne fait pas avancer les choses !

Nous à Badablam, on ne reste pas les bras ballants à regarder les tartines tomber. On a cherché une solution ! Et après plusieurs prototypes, nous avons trouvé la solution. Car oui, je le rappelle, le but premier de Badablam, c'est de faire avancer l'humanité [3], et pour cela, il ne suffit pas de dénoncer les affres [4] du monde, il faut aider ce dernier à sortir du bourbier où il s'est enfoncé il y a plusieurs milliers d'années lorsque l'être humain a inventé la pierre taillé avant la poignée ergonomique qui évite les ampoules.

Bref, pour que la Terre ne sombre pas dans le chaos, je vais révéler cette invention formidable qu'est la double-tartine®. C'est très simple (comme toutes les inventions formidables) : vous beurrez une biscotte et mettez de la confiture dessus, comme d'habitude. Ensuite, c'est là que tout se joue, vous rajoutez une deuxième biscotte par dessus, sans rajouter de beurre ou de confiture, comme si vous faisiez un collage définitif à la colle néoprène. Votre biscotte est maintenant sécurisée et peut tomber par terre sans aucun risque, à condition d'avoir un sol propre et des biscottes solides [5].

Vous pouvez essayer avec une simple tartine de pain et/ou sans beurre, les retours d'expériences sont les bienvenus.

Notes

[1] Même si sa tendance à ne rien poster en ce moment se rapproche de la copie pure est simple.

[2] Dont, entre autre, pour le mois de mars, trois visiteurs arrivés sur Badablam après avoir cherché « dicton chaussures » sur Google.

[3] Et aussi de faire au moins une publication par mois.

[4] Dans le Petit Littré, l'exemple donné pour « affres », c'est « Après les affres de la mort, elle ressentit les horreurs de l'enfer, Bossuet », ben dis donc, c'est joyeux tout ça.

[5] À ce titre, je recommande celles qui ont un triple renforcement en acier.

« Ils nous décrivaient tout en détails, nous racontaient que c'était comme une grande bouche, une limace, un fruit mûr, une pâtisserie, un crustacé, que ça bougeait quand on mettait du citron dessus » extrait de L'Étourdissement de Joël Egloff

lundi 17 mars 2008 à 23:19



Nous vivons dans un monde de brutes. Un monde qui exprime sa cruauté et son mépris pour l'âme humaine à quiconque rechercherais un peu de délicatesse.

Je ne parle pas ici de la victoire des forces edwardsienne [1], mais d'un problème beaucoup plus sournois. C'est comme les bombes, les plus terribles sont à retardement [2].

En effet, conscient que la France doit sauvegarder son patrimoine culturel gastronomique, j'ajoute régulièrement à mes plats des herbes de Provence. J'achète à cet effet un pot d'herbes de Provence équipé de deux saupoudreurs : l'un possède des petits trous, propres à disperser les petites herbes de Provences subtiles et délicates, l'autre possède des gros trous tout juste bon à répandre de grossiers morceaux de gazon indigestes. Vous aurez bien compris que je n'utilise que le premier saupoudreur.

Oui mais voilà : au début, tout va bien, entre le début et la fin, ça va toujours bien, à la fin, en revanche, ça ne va plus du tout ! En effet, le taux de gros morceaux a considérablement augmenté dans le pot au point de finalement représenter la totalité des herbes disponibles. Oui, petit à petit, l'étau s'est refermé sur moi et m'a condamné à ne consommer que des gros morceaux !

Car il est hors de question, en cette période de baisse du pouvoir d'achat, de se débarrasser d'une telle quantité de nourriture. Alors je me suis résigné à mon sort. Et je préfère ne pas penser au problème de la fin de ma paquet de thé qui va redevenir d'actualité.

Notes

[1] Je ne donne pas l'allusion, cherchez donc un peu ! Mais je vous le dit, moi, j'aurai pas trouvé. En même temps, j'arrive pas à faire les mots croisés du Canard Enchaîné, même avec la solution, alors bon, si vous trouvez pas, c'est que vous êtes vraiment nul.

[2] Un cadeau au premier qui trouve la série de bédé d'où est issue cette réplique.

Fichtre, j'ai oublié l'eclipse de lune de jeudi ! J'm'en veux « à mort » !

vendredi 22 février 2008 à 23:52



Le monde est d'une infinie complexité. On n'a pas idée de la diversité des choses, de la somme de connaissances accumulées. Il est fini le temps des scientifiques de l'Antiquité grecque qui pouvaient se permettre de tout savoir vu qu'ils venaient d'inventer la science et les premières connaissances livrées avec [1]. Je sais bien que je simplifie très largement, trop même. Mais bon, tant que mon prof d'histoire hellénique n'est pas là... Bref, personne ne se rend compte que l'on passe à coté de choses dont on ne soupçonnait même pas l'existence et encore moins l'étendu.

Tenez, presque au hasard : les choux-fleurs. Ça n'a l'air de rien comme ça. Mais rendez-vous compte que dans le catalogue de Graines Baumaux, il y a VINGT-CINQ variétés différentes de référencées.

Et je ne parle que des choux-fleurs : pas de Choux Cabus, de Choux frisés non pommés, de Choux de Milan, de Choux de Bruxelles, de Choux-Raves, de Choux brocolis vert, de Choux Navet, ni même de Choux-fleurs d'hiver. Non, simplement du bête Choux-fleurs banal... Tout en sachant qu'il ne s'agit que des choux-fleurs référencés dans le catalogue Baumaux. Cela ne représente donc pas l'ensemble des choux-fleurs cultivés dans le monde entier [2] et encore moins les choux-fleurs sauvages [3].

Aussi, conscient que la majorité ignore tout des subtilités du choux-fleurs, j'ai décidé de tout mettre en oeuvre pour faire accéder le plus grand nombre à la connaissance du Choux-fleurs. Et ceci, en, faisant un lien vers la page Choux-fleurs de Wikipédia. C'est fait. Vous serez priés de tout lire, y compris les liens externes.

Voilà, je crois avoir accompli mon devoir de citoyen-bloger, Loïc Le Meur peut être fier de moi !

Et si vous n'aimez pas les choux-fleurs, dites vous que c'est pareil avec les navets.

Notes

[1] Un peu comme les cartouches de toner de faible capacité livrées avec les imprimantes laser : ça fait une grosse machine avec pas grand chose dedans.

[2] Ou même juste en Bretagne.

[3] Qu'il est hors de question d'aborder ici, on a largement de quoi faire avec les choux-fleurs du catalogue Baumaux.

« On a dit que je tournais en dérision les morts de la guerre, les veuves et les orphelins. Il va sans dire que pour penser une chose pareille, il faut être un peu con. Il faut presque mériter d'être mort à la guerre. » - Georges Brassens

dimanche 13 janvier 2008 à 23:53



Ça va faire un mois et demi qu'il faut que je vous parle d'un truc. Effectivement, j'ai un peu abusé, ça fait un moment que j'aurai pu le faire. Je n'ai vraiment aucune excuse. Surtout que ce blog est la seule vie sociale que j'ai [1] et je devrai donc normalement y passer toutes mes soirées. Mais la procrastination fait ses ravages...

Pour changer, je vais encore me révolter contre un grand fléau de notre société. Et pour changer, nous allons aller à Saint-Doulchard, une petite bourgade où sévit un sinistre individu : Dric. Sur le papier, il est génial, je vous l'accorde : comme ça, on dirait simplement qu'il est parfait. Son blog est fichument drôle, sa maison est génial [2], j'ai pu squatter son pallier plusieurs jours sans qu'il bronche et si j'ai bien compris, on peut même s'installer définitivement chez lui, ça ne posera pas de problème...

Vu comme ça, c'est vrai, personne n'a rien à lui reprocher. Pourtant, j'ai découvert avec effroi le tortionnaire qu'il était.

Je vais d'abord replacer le contexte. Dric Possède deux chats [3]. Comme je suis d'humeur joyeuse [4], je vous met des photos. Sur la première, c'est « Chaussette » avec en arrière-plan Dric qui fait son malin. La morale [5] m'oblige à lui masquer le visage pour éviter que les gens lui jettent des cailloux dans la rue, vous verrez, j'exagère même pas. Par ailleurs, même si ça n'est pas visible, il faut savoir que le papier-peint qu'on aperçoit est assorti avec le papier toilette local. De même, le chat est assorti avec la couette, mais ce dernier point, c'est uniquement le fruit du hasard. Sachez aussi que Chaussette n'est pas plus grand que Dric, c'est juste un effet d'optique, dans la vrai vie, Dric ne peut pas mettre sa tête dans l'oreille de son chat.

chaussette

Et sur cette deuxième photo, c'est l'autre chat, dont je ne me souviens plus du nom, qui ne mérite aucun commentaire particulier si ce n'est qu'il est impossible à prendre en photo sans que quelqu'un ne vous le tienne [6]. Sale bête, va !

grumeau

Toutes les conventions internationales imposent alors un traitement équitable entre les deux bestiaux. Ça tombe sous le sens, on ne verrait pas pourquoi Dric s'en soustrairait. Pourtant, il le fait. En effet, il utilise pour ses deux chats la même marque de litière et la même marque de croquettes alors qu'elles sont toutes les deux spécifiquement destinées uniquement à des chats roux, comme le prouve ces deux photos :

litiere

croquettes

Comment voulez-vous que le chat noir vive normalement ? Je propose que l'on aille tous manifester devant la maison de Dric en hurlant des slogans révolutionnaire comme « Charlot, des sous », « Vive le roi sans gabelle », « Facebook en français »... Et ce, jusqu'à ce qu'il nous paye à boire.

Au fait, c'est pas un chat roux, mais un chat orange.

Notes

[1] Oui, « gueuledemort09 » qui me traite (ainsi que mes fidèles lecteurs) de « trimards de morts » dans un commentaire, c'est le genre de truc auquel je me raccroche pour ne pas sombrer dans une dépression. Grâce à ce plat imbécile, je sais que quelqu'un pense à moi.

[2] Vous me croirez si vous voulez, mais il a une guirlande de noël électrique qui fait de la musique.

[3] Un chat, c'est comme un tigre, mais en plus petit, de cette manière ça prend moitié moins de place. Bon, comme il en a deux, ça revient à avoir un tigre, c'est vrai, mais ça montre à quel point ce type est pas net...

[4] Il fait beau.

[5] Moi au moins, j'en ai une.

[6] À propos, merci Dric.

Sans titre

vendredi 21 décembre 2007 à 00:48



martine

C'est trop zinjuste : mon plat à gâteau est invité à une soirée, mais pas moi...

samedi 8 décembre 2007 à 19:47



Ma nouvelle condition d'étudiant m'a amené à me réjouir de la vie ! C'est une bonne chose, jusqu'à présent, j'en étais resté au fait d'apprendre que je suis perfectionniste (dans le sens pathologique) doublé d'une profonde flemmardise (ça, je le savais avant). Je vous laisse imaginer le résultat.

C'est donc pas tout les jours que je me réjouis comme ça, alors pour la peine, je vais raconter le pourquoi du comment.

S'il y a bien un truc qui me complexe, ce sont les gens constamment sollicités : ils doivent répondre en permanence au téléphone, sont inondés de courriels auxquels ils n'ont pas le temps de répondre, ils doivent constamment checker [1] leurs portables pour répondre au plus vite à leur sms. Bref ils ont un réseau social à faire passer le site En face d'un livre pour un simple truc à la mode.

Mais en fait, non.

Je m'en suis rendu compte grâce à la configuration particulière des amphithéâtres universitaires qui permet de voir parfaitement ce que font les personnes situées dans le rang inférieur.

Et je peux aujourd'hui l'affirmer : tous les malotrus qui tapotent sur leurs portables comme pour nous montrer que eux sont socialisés à fond, ne font que vérifier leur crédit restant. Rien d'autre !

Voilà, c'est dit.

Notes

[1] À propos, en m'assurant de l'orthographe exacte du mot « check », j'ai trouvé ce site « d'information militaire et stratégique suisse ». C'est le genre de truc qui ne peut se conceptualiser que sur internet, pas dans la vrai vie.